Le blog de La Sorcière
 

211 : Powerless

On ne va pas se mentir, Heroes, c'est un peu le Lost du moment. La série qu'on regarde par habitude même si on sait qu'on va immanquablement finir par pouffer de rire en se tapant sur les cuisses et en les montrant du doigt, ces pauvres héros. Mais la série qu'on regarde tout de même parce que chaque semaine, on espère tomber sur l'épisode de folie qui va nous donner raison de continuer à regarder. Celui qui va nous faire dire : "Je le savais". Malheureusement, ce genre d'évènement est à peu près aussi rare que dent de poule. Et comme on a eu un épisode "je le savais" il y a deux semaines, statistiquement, il y avait peu de chance qu'on ait un autre aussi vite.

Humpf. (<-- soupir)

Ce qui est formidable, c'est que d'entrée de jeu, on a droit à ZE scène nawak de l'épisode. A savoir ce brave Mohinder (son super pouvoir, à lui, c'est de ne pas comprendre quand IL FAUT COURIR, BANANE !) qui rentre tranquillement chez lui, sans se presser, limite en sifflotant, comme s'il n'y avait pas un fou sanguinaire dans son appartement.

On remarquera quand même qu'il marque une pause "dramatique" avant d'entrer.

Non mais qui m'a fichu un boulet pareil, dites ?

Et là, d'un seul coup, on tremble. Le monde va-t-il supporter une telle concentration de boulets au mètre carré ? L'Apocalyse est-elle sur nous ? Armageddon est-il enfin arrivé ???

Eh bien non, même pas. La rencontre entre Mohinder et Maya n'occasionnera rien de tel. Si ce n'est un baillement sonore de ma part. C'est déjà beaucoup.

Le temps que je me reprenne, Maya nous a déjà fait le coup des yeux noirs et tout le saint-frusquin pour la 72ème fois depuis le début de saison. Juste au cas où on n'aurait pas bien compris à quel point la bourrique est dangereuse. C'est bon vous avez compris ? Toi, aussi, là-bas ?

Alors, je me permets d'ouvrir une petite parenthèse. Donc Mohinder est un gros boulet, ça, on l'avait compris. Maya est une demeurée, ça, pareil, c'est intégré. Sylar est un prince, on est tous d'accord. Le problème, dans l'affaire, c'est un peu la petite valisette que trimballe le crétin des Alpes, là. Il y a quoi, dans cette mallette, je vous prie ? Eh bien un truc qu'il aurait mieux valu, pour la santé de la série, que Suresh ne découvrît jamais. Son super pouvoir à lui, concentré dans une petite seringue. Son super pouvoir à lui qui vient, sous vos yeux ébahis, de tuer définitivement la série. Le pouvoir de ressusciter les morts grâce au sang de Claire...

Il faut donc tuer Claire. L'ennui (eh oui, vous voyez, on n'est pas au bout de nos peines), c'est qu'en cas de décès définitif de Claire (d'autant qu'on sait maintenant comment la tuer, la mignonne), c'est que... non, vous ne devinerez jamais... on a le même en double, siiii, j'vous jure. Eh ben oui ! Un petit coup de jus de Kensei, et ça repart ! Ce qui nous donnerait l'occasion de le déterrer, le malheureux.

Et c'est donc comme ça qu'après une dizaine de secondes de félicité suprême...

(Ouéééééééééééééééééééééé !)

... on se retrouve à la case départ...

Mohinder, je te maudis.

Bref, je reviendrai sur la fâcheuse affaire du sang salvateur plus tard.

A part ça, donc, il faut bien admettre que Elle devient de plus en plus intéressante. Je ne pensais même pas qu'il était possible de la ramener d'entre les boulets, mais apparemment si. Elle fait même pitié tellement son Bob de père est dégueulasse avec elle. Ses scènes avec HRG sont très intéressantes...

Malheureusement, je trouve que c'est un peu aller vite en besogne que lui donner d'un seul coup l'envie de tourner casaque et de devenir une gentille qui tue les méchants pour faire plaisir à papa. C'est un peu grossier. Même pour Heroes.
Personnage à suivre, néanmoins. Peut-être que Kristen Bell aura par la suite l'occasion de faire étalage de son vrai talent, pauvre bichette. Ils nous feraient presque oublier qu'elle est une bonne actrice.

Sinon, tout le petit ballet autour du virus m'a gonflée. Je les ai tous trouvés trop cons. Que ce soit cet imbécile de Hiro, ce niais de Peter (ah désolée, mais là, c'en est trop pour moi), même Nathan avec sa coiffure de merde (mais c'est quoi, ces cheveux ???), et même Adam que j'ai trouvé moyen. Bref, on sait tous que le virus ne va pas être libéré, et puis si c'est le cas, hein, ben Peter et Hiro n'auront qu'à serrer les fesses et revenir en arrière pour l'empêcher, je ne vois pas où est le problème.

Ce qui m'amène quand même à la petite remarque pas trop désagréable du jour : oui, il faut quand même avoir un minimum de talent pour pouvoir mener un épisode pareil de manière pas trop désordonnée. Parce que lorsqu'on vous concentre Hiro, Parkman, Peter, Kensei et Nathan, eh bien mine de rien ça fait beaucoup beaucoup de pouvoirs ensemble, et par exemple la manière qu'à Peter de se servir des siens pour aller retenir le virus en train de tomber, c'était plutôt pas mal.

En fait, je crois que c'est pour ça que les héros sont toujours disséminés et rarement ensemble : c'est trop compliqué à gérer d'un point de vue scénaristique. Ouarf ouarf ouarf.

Pour finir, ça ne m'a fait ni chaud ni froid que Nikki disparaisse dans l'explosion de la maison. C'est tout de la faute à son pauvre moutard et à sa sotte de cousine, mais tant pis.

Tonton Mohinder sera bien là pour les recueillir, eux aussi. Et après ça il n'aura plus qu'à ouvrir l'école du professeur Xavier et le voilà avec sa propre armée de Dumbledore. Mais je m'égare.

Par contre, le coup de l'assassinat de Nathan en plein super-coming-out, ça avait plutôt de la gueule.

Surtout quand on sait que c'est cette vieille taupe de Mama Petrelli qui est derrière. Meilleure mère de l'année, la charogne.

Sauf que comme je le disais plus haut, combien de minutes avant que Mohinder débarque avec sa fiole miraculeuse et nous le ressuscite ? Pffff, ça fait pitié.

Heureusement, histoire de ramener un peu d'équilibre dans l'univers, maintenant que le pauvre Kensei s'escrime à hurler six pieds sous terre, notre ami Sylar est de retour. Et pour de vrai.

"I'm back."

Enfin voilà. Je crois que deux jours après avoir vu cet épisode, je n'en ai décidément retenu que le pire. C'est con, mais que voulez-vous attendre d'une série dont le créateur s'amuse à détailler par le menu tout ce qui ne fonctionne pas chez elle ?

...

Et puis pour finir, quatre mots pour définir ce volume deux : tout ça pour ça ?

Tsssss...

 

210 : Truth and consequences

Bon, ok, c'est officiel : qu'ils arrêtent de nous pomper l'air avec leur Nikki et son mouflet. On en a RIEN à branler ! La cousine ferait mieux de se mater direct Matrix, elle aurait moins de soucis. Quoique, si les sauvageons avaient la bonne idée de nous la zigouiller, on serait tranquilles.
Vraiment, je ne comprends pas l'intérêt de ce personnage, si ce n'est le remplissage. Et me not like remplissage. Du tout. Avec ça que ça vous pose des questions auxquelles un enfant de quatre ans pourrait répondre. Pourquoi la gentille elle porte un masque ? Ever heard of Clark Kent, pauvre cruche ???

Bref, la Nikki est malade, snif snif. Faites donc de Micah un orphelin, il sera recueilli lui aussi par tonton Mohinder et tout s'arrangera.

Bref. Une fois de plus, on nous case de force ces nouveaux personnages chiants comme la pluie pendant que d'autres très intéressants sont complètement absents. Exemple : Nathan et Parkman. C'est énervant.

Maintenant, j'attends que Elle se retourne contre son gentil petit père. Il a grave un grain, le Bob, en plus d'être con.

Allez, Elle, grille-le comme un poulet, ça nous fera des vacances.

Très intéressante, d'ailleurs, la confrontation entre Claire et Elle. Ca sentait son catfight à plein nez. J'aime bien quand Claire joue les poissonnières.

Sinon, gloire, gloire, Sylar a enfin occis le frangin de Maya. Heureusement qu'il était là parce que sinon on se serait drôlement emmerdé.

Et alors elle, elle est tellement conne que c'est pas récupérable. Mais massacrez-moi donc ça, et qu'on en soit ENFIN débarrassé ! Certes, j'admets que le fait que Sylar soit le roi de la manipulation n'aide pas...

Et dans la série beurre, argent du beurre et cul de la crémière...

Il est trop fort !

Un à qui il faudrait donner quelques petites leçons de prudence, quand même, c'est cet imbécile de Mohinder. Alors déjà, in your face, les amis, c'est bien lui qui a ressuscité HRG, et ensuite, il a pas peur, lui, il garde la môme et toutes ses petites affaires dans le même appart qu'au début de la saison 1, genre l'appart que tout le monde connaît... y compris l'ami Sylar. C'est ballot, hein ?

Enfin Hiro, après un épisode à peu près potable la semaine dernière, a décidé de redevenir un crétin fini. Depuis quand cette crème de nouilles tue d'abord et négocie après ?

Bon. Bref. Effectivement, on apprend pas mal de choses sur le virus, et on rencontre enfin la dame de la photo...

Mais c'est quand même pas gégé, niveau rythme. Foutredieu, qu'est-ce qu'on s'emmerde. Pourtant, plein de révélations, et plein de doutes qui subsistent sur qui est bon, qui est méchant. Je comprends pas comment ils arrivent à faire de cette série un truc aussi bête, bourré de répliques aussi nazes... C'est vraiment du sabotage.

 

209 : Cautionary tales

Holy sh..., c'est le cas de le dire !

Mais enfin, c'est que je ne sais plus à quel saint me vouer, moi, avec cette série ! Car pour tous ceux qui pensent que ça m'amuse d'étriller chaque semaine un nouvel épisode de Heroes, pas du tout ! Je suis donc ravie de vous annoncer que j'ai adoré cet épisode, et que OH MY GOD, c'est de très loin le meilleur de la saison !

C'est bien simple, j'aurais du mal à dire ce qui m'a déplu. Tout commence comme d'habitude. On râle des enfantillages de Claire ("I hate you !"), on soupire devant le curieux ménage Molly/Parkman, on lève les yeux au ciel devant les gesticulations de ce pauvre Hiro, on se frappe le front lorsque ce benêt de West prend son envol.

Et puis tout à coup, il se passe un truc dingue. Nos héros semblent à nouveau habités. Finies les pâles et consternantes figures désincarnées que l'on regarde évoluer depuis le début de la saison. C'est de l'excellent drama qui prend le relais. Et des révélations enfin passionnantes. Je vais vous dire un truc : s'ils terminent la saison dans deux épisodes avec une telle qualité d'écriture et de réalisation, je suis pour.

Commençons par Parkman. Je l'ai trouvé excellent, ce bon Parkman. Vrai, ça le change quand il prend son air menaçant. Bon sang ne saurait mentir. Parkman n'est pas un simple et modeste lecteur de cerveau. Parkman, c'est du Obi Wan Kenobi en puissance. Parkman peut obliger les mioches à venir manger leurs céréales rien que par la pensée. Now.

Hé hé hé. Mais ça, c'est bien tant que personne n'est au courant. Car il y a des gens avec qui il ne faut pas jouer au plus fin. Et mama Petrelli est de ceux-là. Avec ça que Mama Petrelli, quand elle veut, elle peut être très très drôle.

Angela : If you visit me one more time, detective Parkman, I'll expect you to make an honnest woman out of me.

Oui, oui, fais lui donc du gringue au gros Parkman. Dans dix secondes tu vas moins rigoler, vieille rosse !

Donc voilà, Angela a bien connu Papaparkman, et elle n'est pas dupe de ce qui se passe chez son fiston. Cette rencontre de délire entre elle et Matt est donc à l'origine d'une des répliques mémorables qui m'a laissé la tasse au bord des lèvres et les yeux exorbités.

A propos de la mystérieuse femme de la photo (mystérieuse, mystérieuse, nous, on sait tous que c'est la mère de Brenda et Billy Chenowith, et rien que pour ça, tremblez, humbles mortels), Angela inflige donc à Parkman un terrible : "If you take this secret from me you're not just like your father... you are him."

Woaaaaaah !
Mama a le sens du mélodrame !

J'adore également la manière qu'elle a de lui balancer dans la tronche ses "daddy issues", d'autant que l'air de rien, cet épisode s'articule quasi-exclusivement autour de ce thème.

Ce qui me permet de glisser aisément du côté de Hiro Nakamura, qui, à la surprise générale, vient de prendre trois ou quatre kilos de plomb dans la cervelle. Fiou, il met le temps, mais ça rentre !

Non parce que c'est à devenir dingue, quand on le voit une fois de plus prendre la position du samouraï constipé pour aller sauver Pôpa Nakamura des griffes de son mystérieux meurtrier. L'air de rien, ce voyage est pourtant bien plus intéressant que ses semaines passées au 17ème siècle. Enfin, notre demeuré préféré percute sur un point qui à mes yeux était quand même relativement crucial...

Et le pire, c'est que la clé, c'est lui-même qui se la donne. Jolie symbolique. Très jolie.

C'est donc enfin l'occasion pour Hiro de régler ses propres "daddy issues", et ce de manière définitive. Cela fait, il accepte alors la mort de son père.

Non sans nous offrir l'un des meilleurs WTF de cet épisode, à savoir l'identité du meurtrier.

MOR-TEL !

Tiens, penchons-nous un peu sur le cas Elle, maintenant. Alors là, je dois bien reconnaître que j'ai été agréablement surprise. Oh, pas d'entrée de jeu, cela dit. Le petit cinoche qu'elle fait autour de Mohinder m'a occasionné quelques pensées extrêmement sanguinaires.

Elle : He's adorable. Can I keep him ?

Sauf qu'on se rend quand même compte que c'est l'exemple type de la pauvre fille complètement cramée (c'est le cas de le dire) par son pouvoir. Et ça va se vérifier par la suite.

Cela dit, lorsqu'elle tend à Momo LE flingue du tableau, là, ça se met à devenir intéressant.

Ajoutez à cela la sublime confrontation Bennet/Mohinder, très bel écho à leur toute première scène de la saison 1 (c'était Mohinder qui conduisait le taxi)...

... dont on croit qu'elle va se finir par l'atroce prophétie du tableau...

... mais qui se retourne à l'étonnement général...

... et le tout grâce à ce boulet de West dont l'existence prend d'un seul coup tout son sens...

... et là, clairement, ça vous scotche.

Et le meilleur reste encore à venir, c'est ça, le pire.

Une fois de plus, c'est donc un épisode très centré sur Noah Bennet qui laisse la tronche à l'envers. Quel personnage, quand même. Alors quand il vous lâche un vibrant "No one's taking my little girl" parce que Bob lui a piqué sa môme, et riposte en séquestrant la propre fille de Bob, uhuhuh. D'autant que...

Joliiii !

Ah on fait moins sa maligne !

Il est donc génial, ce Bennet. Et son génie ne s'arrête pas à cette charmante petite invention, non. Sa conversation avec Elle est renversante. Surtout quand il lui raconte toutes les expériences qui ont été faites sur elle, par la faute de son père.

Bennet : You poor girl.

Et quand il lui explique pourquoi il planque sa fille.

Bennet : "I didn't want her to become you."

Ick.

Et voilà comment en quelques minutes, on vous installe un personnage qui peine à exister depuis trois épisodes. Mais pourquoi diantre ne l'ont-ils pas fait plus tôt ???

J'imagine donc que pour pouvoir la plaindre, il fallait d'abord qu'on la déteste. Mais alors, quelle torture, dites !

Allez hop, échange de gonzesses (dites voir, il se passe un truc quand elles se croisent, les deux gourdes, non ?) et bien sûr, on sait que le pire est en train de se préparer...

Alors que Bennet s'apprête à descendre Bob (qui est tellement con qu'il ne mérite que ça, rapport à la manière dont il se grille lamentablement auprès d'une gamine de seize ans un peu plus tôt), eh bien Mohinder y va...

Et badaboum.

Alors, pour autant que je puisse être tentée d'agonir ce pauvre Mohinder d'injures, j'ose espérer, car je suis une optimiste, qu'il savait ce qu'il faisait. Et que le deuxième instant WTF qui vous est gracieusement offert par Heroes cette semaine est de son fait.

Il arrive un moment où on oublie qu'on est dans Heroes, et où on n'ose plus croire à ce genre de miracle. Sérieusement, j'étais en train de me dire que la série venait peut-être de se flinguer elle-même pour la dernière fois en se débarrassant d'un de ses personnages (si ce n'est LE personnage) les plus intéressants.

Monstrueusement génial.

Très commode, mais génial.

Pour la première fois depuis le début de la saison, j'ai VRAIMENT hâte d'être à la semaine prochaine. Pour connaître la suite, et surtout, surtout, pour voir s'ils vont être capables d'enchaîner honnêtement sur cet épisode de folie.

 

208 : Four months ago

Pffff... en fait, je crois que cet épisode arrive trop tard. Ca fait sept semaines qu'on crève d'envie de savoir ce qui s'est passé pendant ces quatre mois... et en fait, arrivé là, ça se dégonfle un peu façon baudruche. Eh oui, je l'avoue, j'aurais préféré continuer directement sur la lancée de la semaine dernière plutôt que revenir en arrière.
Après tout, à part la guérison miracle de Nathan et la mort mystérieuse de D.L. (dont on a un peu rien à secouer, sept semaines après, vrai, il est déjà légèrement oublié, ce brave garçon), qu'est-ce qui nous manquait, au fond ? Comment et pourquoi Peter a perdu la mémoire ? On se doutait que l'Haïtien était dans le coup, même si pour ma part, je n'imaginais pas qu'il ait pu faire cela pour lui rendre service.

Finalement, donc, le plus intéressant, dans l'histoire, c'est presque les premières minutes qui enchaînent directement sur l'envol de Peter et Nathan...

Et le sauvetage d'Exploding Man qui a bien vite repris ses esprits et récupéré ses morceaux.

Il lui reste même des lambeaux de chemise, dites donc. Bravo, la chemise !

Et après ça, qu'est-ce qu'elle paraît longue, la captivité de Peter. Longue. Très longue.

D'autant que... il est pas un ptit peu ennuyeux sur les bords, au fond, Bob ?

Enfin, on peut au moins remercier Elle pour une chose.

Merci, Elle. Merci beaucoup beaucoup. Complètement cinglée, cela dit. Et nympho, avec ça.

Alors, je sais que Elle, c'est Veronica Mars, et rien que pour ça, hourra, joy to the world, etc. Mais toutes les scènes où elle se frotte à Peter en lui faisant des guili-guilis électriques étaient-elles vraiment nécessaires ? Pas sûr.

Et celui qui sauve à peu près cet épisode, c'est qui, je vous le demande ? Adam Kensei, bien sûr.

Qui se trouve par un heureux hasard voisin de cellule de Peter, avec lequel il communique par un petit trou dans le mur très commode. Ce qui prouve bien qu'en plus d'être ennuyeux, Bob est très con.
Et il est doué, ce Kensei. Très doué. C'est qu'à écouter sa voix onctueuse, on en vient à se demander qui sont les gentils et qui sont les méchants. (On est dans Heroes, je vous le rappelle.)
Et puis voyez-vous ça : thirty years ago ? Ca ne vieillit pas, en plus ? Il ferait pas un tout petit peu partie du clan des McLeod, ce garçon ?

Bref, son "shall we save the world" à la fin m'a paru... très très cool. Mais très troublant, aussi.
Cela dit, il est rusé, l'animal. Parce que bien évidemment que pour sortir de sa prison, l'argument suprême (outre le fait de sauver le monde puisqu'on sait tous que Peter a un petit faible pour ce genre de truc) c'était Nathan.

Et hop, guéri. Comme c'est commode. Allez, pour la peine, je le répète. COMME C'EST COMMODE !

(Mais en même temps, sapristi, qu'est-ce qu'il est beau. )

Bon bref. A part ça, la bourrique vénézuélienne ne me paraît pas tellement plus sympathique parce que feue sa belle-soeur était une traînée et parce que l'ayant tuée ainsi que toute la noce (qui ne se remettra jamais de sa gueule de bois), elle s'en va expier dans un couvent.

N'importe quoi.

Enfin, pour évoquer rapidement les aventures formidables de la famille Sanders-Hawkins, mmmph. J'ai bien rigolé quand Micah, soufflant ses onze bougies, émet le souhait de se la jouer Fantastic Three. Et bien aimé le fait aussi que finalement, son père se rende compte qu'il le veuille ou non, il n'a pas trop le choix.

Mais l'unique intérêt de cet arc, c'est bien sûr que sa mort survient à cause de Nikki/Jessica...

Et que c'est cela qui la pousse à retourner directement entre les griffes de Bob.
Au final, je ne suis pas certaine que cela réclamait autant de tours et de détours.

Bon, et bien sûr, on boucle la boucle avec la cavale de Peter qui finit dans son conteneur. Contente d'apprendre comment il perd sa chemise, au passage, mais z'enfin, s'il pouvait arrêter de gigoter, quand il est à poil, qu'on puisse prendre des caps correctes, dans cette baraque, ce serait sympa !

Et découvrir que sa perte de mémoire est due à l'Haïtien qui voulait lui donner une chance de redémarrer une nouvelle vie, ça m'a plutôt plu.

Le pire, c'est qu'un peu plus, et ça marchait...

Bon, au final, ça reste quand même décevant. Mais en ce qui me concerne, je le répète, à part deux ou trois points à éclaircir dans le passé, je n'avais pas besoin d'un épisode entier. Cela me confirme donc une chose concernant cette saison 2 : les choix de montage ne sont pas toujours super judicieux. En fait, j'en viens même à penser que c'est là le problème... et que c'est peut-être là qu'ils vont choisir de le régler. Ou pas.

En tout cas, heureusement que David Anders est là. Est-ce que vous avez remarqué à quel point il éclipse vite Milo Ventimiglia ? Moi, oui. Et ça fait presque peur tellement il est bon.
Par contre, je suis un peu désolée pour Kristen Bell. Je ne suis pas sûre qu'elle méritait un rôle aussi pourri.

 

206 : Out of time

Ce qui est en train de se produire avec Heroes dépasse la compréhension. Non, vraiment, je ne comprends pas, c'est rageant. Cette série a pourtant tout pour elle ! Des acteurs plutôt pas dégueus, dont quelques uns carrément beaux gosses, une histoire qui devrait tout péter, une science du cliffhanger à faire pâlir d'envie Jack Bauer. Mais non. Les personnages sont de plus en plus ennuyeux (mais où est passé LE Nathan Petrelli ? Comment osent-ils faire d'Adrian Pasdar ce machin transparent et geignard ?) et les épisodes traînent en longueur malgré des révélations et des twists qui devraient nous faire sauter par la fenêtre. Et certains ressorts utilisés sont vraiment pathétiques. Notamment le coup de la destruction de New York. Car oui, braves gens, vous n'imaginerez jamais, après la bombe, ce qui menace cette cité de savoir et de lumière... le virus destructeur, bien sûr.
Ah ben ça, vraiment, on n'y aurait jamais pensé.

(C'est surtout qu'on n'aurait jamais pensé qu'ils puissent avoir recours à un truc aussi bateau. Genre quoi... ? Cinq ans après le Jack Bauer susnommé. Où est ma corde.)

Oui, mais que voulez-vous, ça fait joli ces messieurs en combinaisons qui vous chopent un Peter Petrelli qui a retrouvé son air con et sa vue basse.

Pareil, ça fait super joli ce 93% de victimes et tous ces sacs mortuaires à perte de vue.

Le problème, c'est que depuis Stephen King et son Fléau, depuis les alertes à l'anthrax en 2002, depuis la menace du SRAS et de la grippe aviaire, ben... ça fait plus si peur que ça, tout de même. On est devenu fatalistes, et on en soupire de lassitude.

Heureusement que Mama Petrelli est un peu là pour nous tirer les larmes.

Ah elle, parole, elle a vraiment pas de chance. Vlan, un coup elle croit perdre un fils, paf, on le lui retrouve, vlà qu'elle a perdu l'autre... Ma bonne Angela, vous avez une sacrée poisse, tout de même.

Avec ça que j'ai failli me fâcher quand Hiro fait exploser mon Kensei.

J'en aurais bien versé ma larme si cela n'avait promis quelque avancée. Enfin, sa princesse gourdasse lâche la phrase que j'attends depuis *regarde sa montre* quatre ou cinq bonnes semaines.

Et enfin ce débile léger reprend la route du temps présent, non sans nous servir une fois de plus sa petite bouille toute triste de héros malgré lui. Oh hé, zyva, il va pas faire sa délicate, lui aussi, non ??? Heureusement qu'il nous fait le coup du "Yatta" en rentrant.

Evidemment, Paparkman, il a un pouvoir quand même assez cool et flippant. Comme sa tronche.

Le problème, c'est que quand il s'en sert, on le voit venir à deux cents kilomètres, ce qui fait que nos héros ont l'air encore plus demeurés que d'habitude.

(Vous me direz, Nikki n'est plus à ça près.)

Et pourtant, je vous le dis, il s'en passe, des choses, dans cet épisode. Ce boulet de Mohinder retourne une fois de plus sa veste et nous présente pour la première fois la bonne gueule au nez cassé qu'on retrouve sur un des tableaux.

Nathan apprend que son petit frère n'est pas si mort que ça.

Entre Claire et Papa Bennet, c'est pas la joie non plus.

J'irais même jusqu'à dire qu'on ne l'a jamais vu aussi furax et que ça va certainement chier comme jamais.

Et enfin, donc, ze rebondissement qui m'a laissée comme ça :

Le fameux Adam (le premier homme ? Comme ce serait amusant... ) qui serait derrière la série de meurtres des vioques, celui qui a laissé un petit mot doux à Peter maintenant rapatrié dans le temps présent, c'est...

Kensei ! Mon Kensei que l'autre tanche avait fait exploser ! Il est là, bien vivant, et vous allez en baver, mes petits amis !

Non mais alors.

 

206 : The line

Il y a du mieux, tout doucement, je vous le dis, il y a du mieux. Non que ce soit magnifiquement palpitant, on en est encore loin, mais il commence à se profiler des choses intéressantes... Eh oui, on le voit bien, tous nos amis sont en train de glisser de manière certaine, malgré eux (ou pas), vers une noirceur des plus alléchantes... Et on sent bien que ce n'est que le début. Le seul à s'en sortir à peu près, dans cette histoire, c'est bien entendu Peter-le-Pur. Il a beau essayer, essayer, et encore essayer, après une demi-minute en tant que Bad Boy il y a deux, trois épisodes de ça, il est rattrapé par son bon fond.
Chose que même Hiro ne parvient pas à faire. Comme tout le reste de la bande, lui aussi franchit la ligne, mettant ainsi en péril tout ce pourquoi il se bat depuis le début.

Et tout ça pour quoi ? Pour un petit baiser de rien du tout avec la chieuZe médiévale qui ne sait vraiment pas ce qu'elle veut, la taupe. Ah ben ça alors, j'étais pas du tout contente. Quoi d'étonnant, alors, à ce que le pauvre Kensei, plongé dans le plus grand dépit amoureux (et ça, c'est un truc qu'on ne peut pas combattre à coups de minables "désolés", mon petit Hiro), retourne sa veste plus vite que l'éclair ?

Go, Kensei, go !
Le seul truc qui m'ennuie, c'est que visiblement, on n'est pas près d'avoir le fin mot de cette intrigue... J'adore Kensei, je donnerais cher pour qu'il reste dans le secteur, mais je commence à en avoir ras la casquette, des Samouraïs. Tout ça ressemble énormément à une grosse carte postale, et je commence à me croire dans Stargate... (Ben oui, regardez bien. Si je ne m'abuse, le papa de la donzelle, c'est grave le chef des Mongols, là, dans le pitoyable épisode où Carter se fait embarquer pour être vendue.)

Enfin bref. Je rigolerais qu'on nous zigouille la Niponne histoire de mettre les deux compaings d'accord. Que quiconque ose me dire qu'elle ne le mérite pas.

Du côté, d'HRG, mmmmh, ça ne s'arrange pas non plus. V'là que pour mettre la main sur les tableaux de Mendez (qui sont en Ukraine... Gné ? A Odessa. Arf.), il descend un de ses anciens potes, froidement, comme ça. Un monsieur qui avait l'air pourtant bien gentil, avec un petit-fils et tout...

C'est que du coup, on se dit que s'il continue dans ce sens-là, faudra pas s'étonner s'il se retrouve allongé sur le sol avec ses lunettes cassées.

Un peu déçue par les tableaux qui ne nous apprennent pas grand-chose... Rien de fracassant en tout cas.

Ben oui, ben on le sentait un peu venir, hein ?

Ah ? Serait-ce Mohinder finalement, le tueur potentiel ?

Mmmmmh...

A part ça, l'intrigue de Claire ne m'a absolument pas intéressée. Si ce n'est qu'il est amusant de constater qu'elle aussi commence à pencher légèrement du côté obscur histoire de faire plaisir à son mec qui a l'air d'adorer faire tourner les pouffiasses en bourrique. Elle l'avait pas volé, la pintade, mais quand même, on est loin de notre petite Claire-Bear, je veux pas dire.

Et sinon, palme suprême à notre Sylar bien-aimé et à ses yeux qui couvent la jeune Maya, l'air de dire "miam, bon casse-croûte".

D'ailleurs, elle, elle est tellement conne qu'elle me fait presque pitié. Et je tremble à l'idée que Sylar, dans un élan d'humanité (sait-on jamais), ne l'épargne. C'est plus possible de la voir faire son cirque à chaque épisode...

Bien évidemment, la conversation avec le frangin est géante.

Ca, c'est du prédateur bien pervers qui aime voir flipper sa proie.

Sinon, que penser du twist final où Peter, usant du pouvoir de Hiro sans s'en rendre compte, se retrouve dans un New York du futur totalement évacué ?

Je trouve ça un peu tristounet de voir qu'ils reprennent encore une recette de la saison dernière. Et l'ennui, pour l'instant, c'est qu'on ne connaît toujours pas le but ultime de toute cette sarabande. Toujours pas de "save the cheerleader, save the world" ou de "how to stop an exploding man".
Il serait tout de même temps de se sortir un peu les doigts, je trouve. On vient de passer la moitié de cette première mi-saison à se balader, limite à ramasser les pâquerettes (ou les fleurs de cerisier, au choix). Alors même si on commence vaguement à entrevoir quelque chose, ça reste encore un tout petit peu juste.
Il est temps de dévoiler la bonne grosse devise de cette saison. Tant qu'à reprendre les recettes de l'an dernier, autant reprendre celles qui marchent.

 

205 : Fight or flight

Oh la la, les petites choses fragiles, dites !

Prenez-moi ce bon gros Parkman, là. Ca a des avant-bras qu'on dirait des jambons de Bayonne, et ça fait sa délicate quand il faut aller casser la figure à papa ! Aïe, j'ai mal à mon Oedipe !

Avec ça, légèrement lent au démarrage. Appuie sur le starter, chéri, et passe la première.

Quand j'ai vu qu'ils allaient nous faire le coup des rêves ou de la projection ou de je ne sais quoi, j'ai commencé à me frotter les mains... et pis déception. En fait, il n'y a rien à analyser, là-dedans, tout est clair comme c'est pas permis. Parkman s'en veut d'avoir abandonné sa femme enceinte alors que lui-même reproche à son pater d'avoir fait pareil...

Et Nathan, de son côté est hanté par son ego maléfique (et très mal maquillé). Il voit New York en cendres... bref, il n'a toujours pas surmonté le badaboum.

(Haircut !!!)

Et pendant que mes deux idiots se mettent sur la tronche, Paparkman alias Croquemitaine se fait la malle tranquillou... et il fait un tout petit peu froid dans le dos...

Iiiik !

Tout cela est très joli, mais à part qu'on est de plus en plus persuadé que les vieux nous cachent des choses, voire même, comme dirait mon ami Leoben, que everything will happen again, ben c'est pas comme si on n'était pas au courant depuis au moins douze ou treize épisodes.
Avec ça, oui, on a très bien compris que toutélié et qu'ils sont tous liés les uns aux autres. Le problème, c'est qu'eux-mêmes devraient, au bout d'un moment, être foutus de le capter. Passer une deuxième saison à regarder se dérouler le "toutéliage", je ne suis pas sûre que ça m'intéresse outre mesure. Mais on peut toujours garder espoir.

Car l'espoir, mesdames, mesdemoiselles, messieurs (et surtout mesdemoiselles), le voici :

(Et il a un cou et une nuque splendides... )

La saison dernière, c'est un peu grâce à lui que tout s'est mis en route. Eh oui, malgré tout ce qu'on peut dire de lui, peut-être bien qu'une fois de plus, c'est à Peter Petrelli de lancer la grande affaire du "toutéliage". Ca fait un peu répétitif, mais au moins, c'est logique. Et ça renforce son rôle de personnage central de la saga. Personnellement, ça me convient.

Malgré cette petite bobine adolescente, il semble bien loin, le Peter de la saison dernière. Et vas-y que je te culbute les Irlandaises...

... et vas-y que je te fais mon Isaac Mendez histoire d'impressionner l'assistance...

Ah ça, je ne dis pas, ça peut toujours servir.

Mais pendant ce temps-là, il y en a une qui se la raconte grave de chez grave de chez grave, c'est la Bell. Je pense qu'on peut se permettre de l'appeler comme ça, désormais.
C'est qu'on l'attend au tournant, mine de rien, la blonde. Alors... je suis mitigée. D'abord, j'ai peur que le personnage ne soit pas à la hauteur de l'actrice... et j'ai également peur que l'actrice nous fasse du Veronica Mars. Qu'elle fait remarquablement bien, ça je ne dis pas. Bref, je reste sur mes gardes. D'autant que sa coiffure ne me convainc qu'à moitié. Non, non, ne protestez pas, c'est très très important.

Par contre, je lui prendrais bien sa recette de grillade à l'irlandaise.

M'est avis que celle-là, elle ne va pas tarder à lui apprendre une toute nouvelle sorte de gigue, à la petite copine de Peter...

Une chose est sûre, donc, la fille électrique est à la recherche du jeune Petrelli... et allez savoir ce qu'elle peut bien lui vouloir...
Autre chose... son "daddy", là, j'avoue que je me demande bien qui c'est... Bon, non, on ne va pas nous faire le coup de HRG même s'il est au téléphone avec tout le monde depuis le début de la saison 2...

Oui mais qui, alors ? Une blonde, comme ça, d'où qu'ils nous la sortent ? Et des pouvoirs sympas, avec ça... Ca pourrait être la soeur de Claire, notamment... oui mais ça voudrait dire que maman-j'allume-ma-cigarette-en-claquant-des-doigts aurait couché avec la terre entière. Bref... Mystère.

Tiens, on a aussi ce boulet de Mohinder qui continue à faire absolument n'importe quoi. Y compris amener Molly à l'asile des timbrés où il y croise une Nikki que ça va pas forcément mieux dans sa tête, la malheureuse...

En parlant de ça, je suis toujours atrocement jalouse de la petite Dawson qui, avec l'aide de son coquin de petit cousin...

... commence tout doucement à comprendre l'intérêt de son superpouvoir.

Je vous jure, c'est quand même VRAIMENT pas des rapides, les gens, dans cette série. C'est peut-être pour ça que le pékin moyen les aime tant, d'ailleurs... Ouais m'enfin c'est pas super sexy d'être aussi bêtes !

Bien aimé le petit coup de pouce d'Isaac, d'ailleurs, depuis l'au-delà, avec sa BD. Celui-là, on ne le voit plus, mais il reste omniprésent.

Donc ! Mohinder qui recrute miss Copycat ok, c'est cool...

Ca, donc, c'est fait.

Peter qui décide d'arrêter de se planquer et d'aller à Montréal (il avait les billets sur lui... duh ?).

Merci bien, la saison va donc peut-être pouvoir commencer pour de vrai...

Ah, et cet imbécile heureux de Hiro Nakamura qui continue à follâtrer dans les fleurs de cerisier... bon, il serait peut-être temps de nous le rapatrier, non ? Non parce que je ne dis pas, le fait de découvrir l'histoire à travers les yeux d'Ando, c'est très joli, mignon, romantique, mais j'ai toujours un peu de mal à comprendre le rapport qu'il y a avec la choucroute (le cassoulet, la potée, ou tout autre plat régional de votre choix).

Voilà quoi. Ca m'amuse parce que c'est bêbête et parfois assez joliment tourné. Parfait pour émerger à 7h00 du mat'. Pour le soir, je suis plus affûtée, alors je me garde Dexter.

 

Je sens que je vais la détester...



Et puis j'aime pas ses cheveux, comme ça ! Et puis j'aime pas, c'est tout !

Enfin, peut-être qu'on va enfin savoir comment entre deux, Peter a perdu sa mèche...
 

204 : The kindness of strangers

Bon ben, une fois de plus, on se fait solidement chier, amis superhéros. A part le "oh, shit !" de la fin de l'épisode, ben le petit train-train de nos petits surdoués, c'est quand même très très boring.

A commencer par le remake de trois hommes et un couffin que nous font Suresh et Parkman (que j'adore, pourtant, ce gros cornichon).

Faudrait peut-être qu'ils envisagent de déscotcher un tout petit peu Molly parce que ça devient chelou, leur affaire.

D'autant qu'une scène sur deux, j'ai envie de soit leur taper la tête l'un contre l'autre (celle-ci s'y prêtait d'ailleurs superbement bien), soit de buter la gosse.

Pfiou. Les enfants, je vous jure.

En parlant de morveux, c'est pas que je sois mécontente d'avoir des nouvelles du jeune Micah ni de le voir dans les jupons de Tata Uhura sympathisant avec ses cousins...

... mais la godiche, là, qui fait griller ses hamburgers, hormis le fait qu'elle ait un pouvoir trop fortiche (copier ce qu'elle voit à la télé, à moi, à moi !!!) qui fait d'elle l'ultime ninja potentiel...

... ben elle est foutrement pénible !

Et puisque définitivement, cet épisode est placé sous le signe de la nouvelle génération (quand ce n'est pas de l'ancienne), les petiots Petrelli, moi, là, déjà je me méfierais ! Ils ont l'air bien mimi, mais je m'attendais presque à ce que le plus choupinet des deux crame la maîtresse sur place !

Avec ça, il a un petit air de son tonton Peter !

Bon sinon, grand moment de cet épisode : la barbe de Nathan est enfin là où elle devrait être... A LA POUBELLE !

Jolie scène d'ailleurs avec Mama Petrelli.

Au fond tout le monde sait qu'elle se dénonce alors que ce n'est pas elle qui a tué Papa Nakamura, reste à savoir pourquoi. M'est avis qu'elle protège Nathan, mais pourquoi et comment ? Non lo so.

A part ça, du côté de Claire Bennet, c'est toujours n'importe quoi. On est contents pour Claire qui a un petit copain qui sait voler et qui est capable de convaincre ses chéries de se jeter du haut de "Hollywood". Il n'y en avait qu'un, et il fallait que ce soit lui qu'elle se chope.

Et en passant, quand il vole, ça fait quand même trop gravement penser à Nathan...

Sinon, personnellement, je commence à me demander si Papa Bennet ne serait pas capable de se flinguer lui-même pour protéger sa fille...

Il nous a déjà pratiquement prouvé qu'il pouvait le faire.

Enfin, venons-en à ce qu'il y avait de moins chiant dans cet épisode... ce qui ne veut pas dire que c'était palpitant non plus.
Mon ami Sylar est de retour !

Forcément, une fois que Nikki et Paolo... euh... Maya et Alejandro repêchent Gabriel ("Like the angel ?", oui, mon petit vous avez tout compris, et mère-grand, elle a de grandes dents juste pour faire joli... ), ça devient tout de suite muy interesante.

Même si elle nous fait pour la 87ème fois en quatre épisodes le coup des larmes de croco... ben voilà mon Sylar dénué de pouvoirs mais avec une vraie bomba sous la main. Comme c'est commode, pour voyager. Surtout quand c'est dans la voiture volée de Claire Bennet !

Bref, ça, et puis bien sûr la petite révélation bien sympa de la fin de l'épisode. Sur la photo des douze samouraïs, on trouve Bob, le poto à ce boulet de Mohinder...

et... et... papa Parkman !

Qui par le plus grand des hasards se trouve être le... le... ?

... croquemitaine de Molly !

Bon, c'est bien gentil, tout ça, mais malheureusement, ça manque de liant, d'onctuosité. C'est tout liquide avec des gros morceaux tout durs dedans, c'est pas digeste pour un centime, bref, c'est de la grosse soupe qui tache.
En plus, sans Hiro sur lequel taper et sans les épaules de Peter Petrelli, c'est encore pire.
Très honnêtement, je trouve ça de pire en pire. On dirait qu'ils ont juste la bonne recette, mais qu'ils mélangent les ingrédients n'importe comment.

Enfin, nul doute qu'il y en a à qui ça plaira, et tant mieux pour eux, mais personnellement, je commence à me fatiguer de ces grosses ficelles.

 

203 : Kindred

Eh ben dites donc, on peut pas dire qu'on suffoque sous l'action. Néanmoins, quelques trucs pas forcément palpitants mais intéressants à décortiquer, à défaut de crise d'hystérie.

D'abord, ça roucoule sévère. On a là quatre personnages clé qui se retrouvent coincés avec quelqu'un de l'autre sexe pas trop dégueu, et il est intéressant de voir que les trois gros romantiques du lot craquent plus vite que l'éclair tandis que le monstre pragmatique s'empresse de mettre fin à l'illusion... un peu trop vite, d'ailleurs.

Commençons par l'eyecandy du jour (et même limite de la semaine) :

Sacrédiou ! J'ai bien failli balancer ma tasse de café à la gueule de Bill en voyant Pete choper cette affreuse chemise à carreaux, heureusement, il a le bon goût d'apparaître un peu plus tard les épaules à l'air. Non parce que s'il vous plaît, on vient à peine de découvrir qu'il est gaulé comme un Apollon, vous n'allez pas nous le rhabiller aussi vite, non ???

Bref, il se dévergonde, notre Peter Petrelli, le voilà qui se fait tatouer, participe à des casses, étrangle les petits copains. Oh, il nous fait bien un peu le coup du "et si j'étais un connard, avant ? Bfffff, vite, mettons la tête dans le sable..."
Et la langue dans la bouche de la voisine, tant qu'à faire.

(Joli petit clin d'oeil à un autre Peter un peu plus arachnéen quand il tente d'apprivoiser ses pouvoirs.)

Bon, il y en a un autre qui s'en tire nettement moins bien quand il s'agit de serrer de la belette. Ce pauvre Hiro, sérieux, il lui manque une grosse case. Il croit qu'en casant Kensei avec sa pineco, ça va faire joy to the world ? Ptain, il est mignon, des fois, mais fiouuuu, c'est pas un rapide, hein ?

Cela dit, le coup des petits mots à Ando, planqués dans le manche de l'épée était très très chou.

Claire Bennet, c'est pareil. Elle a ses limites. Elle m'a fait pitié, cette pauvre gosse. Tellement seule, tellement paniquée par sa condition de petit phénomène de foire qu'elle est prête à tomber dans les bras du premier ado superpropulsé qui passe.

(Et moi, rien à faire, le fait qu'il vole, ça me trouble grave.)

Et c'est après avoir commis l'irréparable...

Qu'elle réalise que papa Bennet est passé par là.

Mmmmh...

Alors, autant nous maquer à l'occase Miss Peregrym avec Sylar, ça aurait pu me paraître amusant...

... autant le coup de changer d'actrice en cours de route en prenant pour excuse le fait qu'elle projette des mirages, c'était un peu tout petit. Idem pour le retour de Gab, du coup.
En plus, pas une seconde on ne tombe dans le panneau. Et on se demande bien comment elle peut être assez conne pour croire qu'elle va pouvoir lui faire changer ses vilaines petites habitudes. Parce qu'on ne parle pas de se ronger les ongles ou de ne pas rabattre la lunette des toilettes. Non, Mr Sylar fait dans le découpages de boîtes craniennes, et il n'a pas du tout l'intention de changer ça.

Eh ben maintenant qu'il est équipé de son propre petit holodeck portatif, on est mal. Heureusement qu'il n'a pas encore retrouvé comment s'en servir, tout comme Peter qui galère un max aussi.

Petite mise à jour par la même occase sur la famille Sanders. On s'en doutait, DL n'a pas survécu...

Et Niki en profite pour larguer une fois de plus son gamin... mais cette fois à la mamie la plus space de tout l'univers, puisqu'elle a longtemps pratiqué l'Enterprise et le capitaine Kirk (mais genre... vraiment pratiqué... ).

C'est quand même bien la classe... quand je pense qu'ils viennent juste de nous zigouiller Mr Sulu. Bon, à quand l'arrivée de l'enseigne Chekov ?

(A part lui, Spock, l'infirmière Chapel et Kirk, c'est qu'il ne doit plus en rester beaucoup de vivants ! )

Et puis, pour finir, une scène d'une rare intensité histoire qu'on gamberge un peu d'ici la semaine prochaine.

Alors là, mon pauvre HRG, je crois que tu peux faire ta prière.

A vous glacer le sang.

"Hi Dad."

"Hi Claire."

Ils savent nous toucher là où ça fait mal, les fumiers de leur race.

 

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