Le blog de La Sorcière
 

205 : The dark defender

Ou quand le Dark Passenger devient Dark Defender...

Dexter aurait-il choisi son camp ? Dexter aurait-il définitivement renoncé à n'être qu'un robot guidé par ses pulsions et par un cynisme à la limite du surnaturel ? Bref, Dexter aurait-il une bonne fois pour toute accepté son statut d'être humain doué de sentiments ? La réponse est oui. Aidé en cela par les doutes de la population, maintenant informée des cibles choisies par le Bay Harbor Butcher, et puis par un petit coup de pouce du destin qui va revenir hanter ses rêveries.

Bien sûr, s'imaginer en justicier ("The dark defender... nah, Miami's too hot for all that leather") ne l'empêche pas de péter un câble, mais là où autrefois, on voyait un mec totalement cramé et sans aucune envie de s'en sortir, pire encore, qui ne voyait même pas pourquoi il devrait s'en sortir, là, on a un homme qui se pose un milliard de questions, qui réagit au quart de tour, et qui, ma foi, ne tue pas. Alors qu'il a devant lui la victime toute trouvée. Que dis-je, LA victime suprême. Le meurtrier de sa mère, ni plus ni moins. L'homme qui lui a volé sa vie. Eh ben même pas il le zigouille, dites donc, alors qu'il aurait eu le temps de le faire vingt fois. Ca, c'est du mec, je vous le dis.

D'ailleurs, ça m'emmerde bien de le dire, mais c'est quand même grâce à Lila. Beurk. Je vous ai déjà dit qu'elle me faisait penser à Keira Knightley, mais en pire ? Cette manière d'articuler, façon vache ruminante, toutes lèvres dehors, ces joues creuses, ce regard bovin. Iiiiirk, ça me dégoûte.

Je ne parle même pas de sa manière d'aguicher Dexter lors de leur petite escapade en amoureux. Et encore, je me demande même si elle cherche à l'aguicher. On dirait que c'est juste une seconde nature, chez elle, que de se foutre à poil devant le premier venu. Et je me dis que si elle avait voulu se le faire, ben elle aurait sans doute pu. En attendant, il était absolument grandiose de voir Dexter se transformer en bête rugissante devant le meurtrier de sa mère. Oh my God, quelle scène de folie. Quelle différence par rapport au tueur froid et calculateur que l'on connaît. Non, vraiment, le voir comme ça, c'était grandiose.

Et terriblement triste. Bien sûr, le fait qu'il renonce, couteau en main, à tuer le responsable de toute cette misère, ça n'en est que plus beau.

Et la voix qu'il a quand il lui parle, une octave en dessous, complètement cassée, waouh. Bref, Michael C. Hall... ptain, mais quel acteur.

(Les gaters essaieront de ne pas remarquer que le meurtrier de maman, c'est maître Bra'tac. )

Et dans la série associations inattendues, je demande Deb et Lundy. Ca continue, ce petit jeu entre les deux. C'est plutôt mimi de voir tout ce que Lundy peut apporter à cette paumée de Debra. Et j'avoue que j'en suis restée comme deux ronds de flan en découvrant qu'il avait mené sa petite enquête sur Gabriel. Lui apportant le dossier sans tortiller du cul. Paf. Voilà, ma chérie, va le retrouver, c'est un type bien, tu as ma bénédiction.

Et à ses côtés, Deb semble avoir encore dix ans de moins, elle qui fait déjà très immature.

Je crois qu'il fallait vraiment un personnage de la trempe de Lundy pour me faire apprécier Debra. D'ailleurs, leur scène dans le port, les pieds dans l'eau, m'a beaucoup plu.

Enfin, un truc m'a percutée, en voyant Dex écouter les bandes audio des interrogatoires de sa mère par Harry. En fait, je me demande si Harry ne serait pas le vrai père de Dexter. Il a l'air de bien connaître la maman... et cela expliquerait pourquoi il a emmené Dexter. Et pas Ryan...

Les scènes de flashbacks façon massacre à la tronçonneuse sont toujours aussi éprouvantes et font remonter de bien mauvais souvenirs... Mais voir Dex surgir d'un coup, tel le Dark Defender, pour sauver sa mère et se sauver lui-même, ça m'a arraché un sourire...

Bref, très très bon épisode, formidable à regarder, bourré d'émotions, et qui fait grave avancer le schmilblick. En plus, il démarre sur la musique que j'adore.

 

Humeur du jour

Taaaaaaaaah ! Demain c'est férié !!! Sauf pour qui, je vous le demande ?

 

Histoire de rassurer tout le monde...

Oui, il est bien rentré, pas de panique, tout va bien, le tournage a repris, c'était gentil de s'en soucier.

Si on peut même plus se faire une escapade en amoureux, alors...

 

305 : Mummy in the maze

- Madame a-t-elle fait son choix ?
- Madame prendra une soupe de langues, je vous prie !

C'est vrai, quoi. Une bonne soupe de langues, ça réchauffe quand les grands froids s'annoncent, bien relevée, ça vous tient chaud, et ça vous met en appétit pour la suite.

Eh bien que dalle ! Nada ! Nix ! Soeur Anne, je ne vois TOUJOURS rien venir !

C'est que ça en devient fatigant, dites donc.

On commence à savoir qu'à la fin de chaque épisode, on a droit aux regards : "Mon Booth, c'est le plus beau" et "Ma Bones, elle est trop chouette". Mais voilà, à part ça (et quelques mirettes qui traînent, en sus, pour aujourd'hui), pas grand-chose à déclarer de plus.

Si ce n'est que l'épisode d'aujourd'hui était à la fois très drôle et très prenant.

D'abord, c'est Halloween, bien sûr. Ca tombe bien, c'est aujourd'hui, d'ailleurs. Halloween, donc, et son lot de bizarreries... et surtout, de déguisements.

Eh bien, je l'avoue, autant Camille, en Catwoman, ça tombe sous le sens, autant Bones en Wonderwoman, je n'y aurais jamais pensé. Et pourtant, elle EST Wonderwoman.

Tout en cuisses et en nibards, eh ben elle assure. Et devant courir au secours d'une petite qui est séquestrée, y croirez-vous, elle y va telle quelle. Waouh.

(A part ça, est-il vraiment nécessaire que je vous analyse le pourquoi du comment de ce costume ? Hein ? Wonderwoman, la femme aux pouvoirs extraordinaires, la femme capable de TOUT maîtriser. Bon, bref. Tellement simple que je me demande pourquoi je suis en train de perdre quinze précieuses secondes à écrire ça.)

Et Booth, me demanderez-vous ? Eh bien c'est pareil. Booth est déguisé... non, vous n'allez jamais me croire... Booth est déguisé en geek !

(Oh, j'ai mon Freud qui me chatouuuuiiiille, c'est infernal ! Comme ça lui rendrait service, d'être un pur geek, dans la vie. Nul doute qu'il se sentirait plus à sa place au Jeffersonian !)

Bon, à part ça, c'est Halloween, donc à nous les momies qui furent autrefois des gens, à nous les labyrinthes hantés et autres trucs très très sympas.

Youhouh !

J'ai beaucoup aimé la scène de l'interrogatoire où Booth bouscule violemment le jeune suspect...

... et où on s'attend à voir Bones prendre sa défense... Que dalle, elle lui en retourne une absolument monstrueuse.

Evidemment, le coup du clown et les petits cris de Booth m'ont fait hurler de rire. Quel moment plus privilégié que Halloween pour confronter nos héros à leurs peurs d'enfants.

Pour Bones, donc, bonjour les serpents. Et c'est trop mignon de voir Booth la faire grimper sur son dos pour lui éviter de marcher dessus.

J'ajoute que j'ai également bien aimé l'enquête autour du mari d'Angela. Non, décidément, celle-ci va garder son nabot blond et frisé. Même si le plus bel homme de la Terre n'a pas oublié qu'elle existe et attend toujours amoureusement son retour dans la hutte conjugale.

Pour finir :

"Il est beau, mon Booth."

"Elle est trop chouette, ma Bones."

Suivaaaaaaaant !

 

Celle-là, je la connaissais pas !!!

 

Réplique du jour

"Now can you see why I hate clowns ?"

(Special Agent Seeley Booth, Bones)

 

204 : See-through

Je suggère qu'on fasse comme si ça ne faisait pas une semaine que j'ai vu cet épisode.

Dites donc, il commencerait pas un petit peu à transpirer, le père Dex ? Hein ? Hormis qu'il a l'air de faire une chaleur à crever, à Mayami, ça commence à sentir un peu le roussi, pour ses fesses. Au point qu'il a l'impression que tout le monde parle de lui dans son dos, c'est dire. Qu'est-il donc advenu de sa belle nonchalance ? Eh bien le plus drôle, c'est que malgré la nervosité qui commence à l'envahir par moments, il continue à se la jouer décontract'. Admirable.

Et à part ça... Par ma barbe, il est dément, l'agent Lundy ! Je l'ADORE ! Et j'adore ce qui se met en place entre lui et Deb. Je veux dire, vlan, d'un coup, on le voit pas venir, et ils parlent de leurs rencards ! 8-O

Ajoutez à ça qu'elle fait un peu sa midinette, la Debra.

J'imagine que le côté paternel de ce monsieur ne doit pas manquer de lui évoquer son propre père, qui semble-t-il, se concentrait davantage sur le jeune Dexter et ses appétits assassins.

Enfin bref, je le trouve formidable, ce type-là. Et même carrément sexy. Je suis ravie qu'il ait débarqué. Et je suis ravie qu'il s'entende aussi bien avec Deb, ça ne peut que promettre un tas de soucis...

Sinon, la mère de Rita, excellente. On ne peut pas s'empêcher de se dire que tous ces gens qui entrevoient la véritable identité de Dexter sont quand même tous de grands malades eux-mêmes.

Et si la pauvre Rita est une victime de la vie, nul doute que sa mère n'y est pas étrangère.

Brrrrr... froid dans le dos.

Sinon, la nouvelle grande copine de Dexter me gave, mais me gave comme pas permis. Sa diction, sa tronche, sa dégaine, tout. Evidemment, elle est bougrement décorative et le fait qu'elle soit si fascinée par les victimes de Dex est déconcertante à souhaits...

Mais forcément, comment ne pourrait-il pas se sentir compris par cette cinglée ?
Par contre, quand elle se jette sur lui négligemment, j'ai vu rouge. Alors là, c'est trop abusé.

Pauvre Dexterounet, pratiquement violé par la veuve noire !

Et pour finir... ptain, la Maria, c'est quand même une sacrée salope.

Mais ça m'a bien fait marrer !!!

Au final, un épisode de transition, plutôt pas désagréable, et qui fait transpirer à grosses gouttes tellement l'ambiance est suffocante. Ce qu'il y a de bien, cette saison, c'est qu'à part l'agent Lundy, très au dessus de la mêlée, tous les personnages semblent partis pour s'enfoncer dans une merde noire. Ca tombe bien, perso, j'adore.
Et je m'amuse énormément à regarder Dexter faire exactement le contraire de la saison dernière, à savoir, au lieu de chercher dans son coin l'identité de l'Ice Truck Killer, tenter de dissimuler celle du Bay Harbor Butcher. Hé hé hé.

 

Humeur du jour

Mmmmh, qu'est-ce que c'est que ça... ? Ah ben oui, c'est bien un compte en banque... Mais, qu'est-ce qui lui arrive ? Ben il lui arrive qu'il est trèèèès fatigué !

(Des billets de train, des billets d'avion, des billets de concert... fiou. Mais devinez qui va emmener son papa voir Mark Knopfler en concert l'an prochain ??? C'est bibi ! 8-))

 

206 : The line

Il y a du mieux, tout doucement, je vous le dis, il y a du mieux. Non que ce soit magnifiquement palpitant, on en est encore loin, mais il commence à se profiler des choses intéressantes... Eh oui, on le voit bien, tous nos amis sont en train de glisser de manière certaine, malgré eux (ou pas), vers une noirceur des plus alléchantes... Et on sent bien que ce n'est que le début. Le seul à s'en sortir à peu près, dans cette histoire, c'est bien entendu Peter-le-Pur. Il a beau essayer, essayer, et encore essayer, après une demi-minute en tant que Bad Boy il y a deux, trois épisodes de ça, il est rattrapé par son bon fond.
Chose que même Hiro ne parvient pas à faire. Comme tout le reste de la bande, lui aussi franchit la ligne, mettant ainsi en péril tout ce pourquoi il se bat depuis le début.

Et tout ça pour quoi ? Pour un petit baiser de rien du tout avec la chieuZe médiévale qui ne sait vraiment pas ce qu'elle veut, la taupe. Ah ben ça alors, j'étais pas du tout contente. Quoi d'étonnant, alors, à ce que le pauvre Kensei, plongé dans le plus grand dépit amoureux (et ça, c'est un truc qu'on ne peut pas combattre à coups de minables "désolés", mon petit Hiro), retourne sa veste plus vite que l'éclair ?

Go, Kensei, go !
Le seul truc qui m'ennuie, c'est que visiblement, on n'est pas près d'avoir le fin mot de cette intrigue... J'adore Kensei, je donnerais cher pour qu'il reste dans le secteur, mais je commence à en avoir ras la casquette, des Samouraïs. Tout ça ressemble énormément à une grosse carte postale, et je commence à me croire dans Stargate... (Ben oui, regardez bien. Si je ne m'abuse, le papa de la donzelle, c'est grave le chef des Mongols, là, dans le pitoyable épisode où Carter se fait embarquer pour être vendue.)

Enfin bref. Je rigolerais qu'on nous zigouille la Niponne histoire de mettre les deux compaings d'accord. Que quiconque ose me dire qu'elle ne le mérite pas.

Du côté, d'HRG, mmmmh, ça ne s'arrange pas non plus. V'là que pour mettre la main sur les tableaux de Mendez (qui sont en Ukraine... Gné ? A Odessa. Arf.), il descend un de ses anciens potes, froidement, comme ça. Un monsieur qui avait l'air pourtant bien gentil, avec un petit-fils et tout...

C'est que du coup, on se dit que s'il continue dans ce sens-là, faudra pas s'étonner s'il se retrouve allongé sur le sol avec ses lunettes cassées.

Un peu déçue par les tableaux qui ne nous apprennent pas grand-chose... Rien de fracassant en tout cas.

Ben oui, ben on le sentait un peu venir, hein ?

Ah ? Serait-ce Mohinder finalement, le tueur potentiel ?

Mmmmmh...

A part ça, l'intrigue de Claire ne m'a absolument pas intéressée. Si ce n'est qu'il est amusant de constater qu'elle aussi commence à pencher légèrement du côté obscur histoire de faire plaisir à son mec qui a l'air d'adorer faire tourner les pouffiasses en bourrique. Elle l'avait pas volé, la pintade, mais quand même, on est loin de notre petite Claire-Bear, je veux pas dire.

Et sinon, palme suprême à notre Sylar bien-aimé et à ses yeux qui couvent la jeune Maya, l'air de dire "miam, bon casse-croûte".

D'ailleurs, elle, elle est tellement conne qu'elle me fait presque pitié. Et je tremble à l'idée que Sylar, dans un élan d'humanité (sait-on jamais), ne l'épargne. C'est plus possible de la voir faire son cirque à chaque épisode...

Bien évidemment, la conversation avec le frangin est géante.

Ca, c'est du prédateur bien pervers qui aime voir flipper sa proie.

Sinon, que penser du twist final où Peter, usant du pouvoir de Hiro sans s'en rendre compte, se retrouve dans un New York du futur totalement évacué ?

Je trouve ça un peu tristounet de voir qu'ils reprennent encore une recette de la saison dernière. Et l'ennui, pour l'instant, c'est qu'on ne connaît toujours pas le but ultime de toute cette sarabande. Toujours pas de "save the cheerleader, save the world" ou de "how to stop an exploding man".
Il serait tout de même temps de se sortir un peu les doigts, je trouve. On vient de passer la moitié de cette première mi-saison à se balader, limite à ramasser les pâquerettes (ou les fleurs de cerisier, au choix). Alors même si on commence vaguement à entrevoir quelque chose, ça reste encore un tout petit peu juste.
Il est temps de dévoiler la bonne grosse devise de cette saison. Tant qu'à reprendre les recettes de l'an dernier, autant reprendre celles qui marchent.

 

Réplique du jour

"You see, when I get my ability back, I'm gonna kill you. And your sister. And I'm gonna take it all. And if I don't get my ability back it's not a total loss. Maya's learning quickly. She's a shiny new toy. And she's all mine."

(Gabriel "Sylar" Gray, Heroes)

 

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