Le blog de La Sorcière
 

[Brothers and sisters]104 : Family portrait

Ce que j'aime franchement bien, dans Brothers and Sisters, c'est que certains trucs sont criants de vérité. Notamment ceci :

Le conflit entre les générations. Entre une mère qui est charmante et qui croit absolument faire tout ce qu'il faut pour ses enfants mais qui ne se remet absolument jamais en question et qui en chemin, ne se rend pas compte que par maladresse, elle blesse parfois très fort, et des enfants qui se sentent parfois traités de manière injuste... et pas forcément comme des adultes.
De ce point de vue, la scène entre Kevin et Nora dans laquelle se retrouve rapidement embringuée Kitty est criante de réalité. Je connais un paquet de trentenaires qui se retrouveraient dans ce genre de scène. Et c'est mon cas.

Sinon, toute l'histoire autour de la photo de famille affichée par Nora sur laquelle Kitty est absente est très jolie.

Gros symbole que de les voir à la fin prendre une nouvelle photo de famille, cette fois avec Kitty, mais sans le patriarche.

Chaque épisode a tendance à se terminer sur une sorte de rite de passage, comme le plongeon dans la piscine et là, la prise d'une photo sans le père, comme si tous s'autorisaient maintenant à vivre sans lui.

C'est vrai que c'est de la saga familiale, cette série, mais c'est quand même élégant et intelligent. Et une fois de plus, quel casting. On sent petit à petit les frangins monter, dans cette histoire, après les nénettes qui nous en ont foutu plein la vue dans les premiers épisodes, les garçons commencent à s'affirmer. Le gars qui joue Kevin, le frère homo, est absolument excellent. Et son duo avec Sally Field dans cet épisode est remarquable.

 

Réplique du jour

"Our bodies break down, sometimes when we're 90, sometimes before we're even born, but it always happens and there's never any dignity in it. I don't care if you can walk, see, wipe your own ass... it's always ugly, always ! You can live with dignity. You can't die with it."

(Dr Gregory House, House MD)

 

Razor Flashbacks

Ladies and gentlemen, the young Wiliiam Adama !



 

Moi, je dis...

... chacun fait ce qu'il veut avec sa belle-mère !

 

Réplique du jour

"Yeah, but she's OUR witch !"

(Captain Malcolm Reynolds, Firefly)

 

Humeur du jour

Ces derniers jours, j'étais très grognon, mais aujourd'hui, je suis extrêmement énervée.

 

401 : Adrift

Ca va, c'est potable, comme retour. Heureusement qu'il y a ce joli parallèle entre la Cité qui est en train de perdre toute son énergie vitale et Elizabeth qui est en train de passer l'arme à gauche. C'est intelligent, presque poétique... MAIS REVOLTANT !

Car oui, maintenant que je l'ai vue à l'oeuvre, je peux la casser autant que je le veux : SAMANTHA CARTER est une grosse tanche ! Toutes ses scènes sont désolantes. Il n'y a vraiment qu'elle pour avoir le docteur Lee à côté et être aussi plate et... DUH !

Ce ton de maîtresse d'école qui s'emmerde, mais qui débite ses termes techniques d'un ton très convaincu, avec les mêmes intonations qu'on entend depuis 200 épisodes... mais ça fait dix piges qu'on se tape ça, les mecs ! On en a RAS LA CASQUETTE !!!

Et pendant ce temps-là, donc, on nous liquide tranquillement la mère Weir, on nous apprend l'air de rien qu'elle ne sera plus jamais la même. Heureusement que la lèvre inférieure de Sheppi se met à trembler et ses petits yeux mimis à devenir tout rouges, tiens, ça m'a presque retenue de ne pas tout casser.

De ce point de vue là, pas bravo.

Je me suis fait la réflexion que finalement, le problème de Stargate, c'était peut-être devenu la complaisance des créateurs vis-à-vis de leurs acteurs. Complaisance qui fait qu'on va commodément broder une petite intrigue pour la grossesse de Rachel Luttrell, comme on l'avait fait quand Shanks avait sur un caprice décidé qu'il voulait faire du cinéma, comme on l'a fait quand RDA a voulu se casser (sauf qu'au lieu de le laisser se casser, ils ont préféré se plier à un planning ahurissant histoire de l'avoir dans deux trois épisodes), comme ça a été le cas pour Claudia Black et son bébé (et encore, c'était plutôt pas mal négocié). Bref. Ajoutez à cela des décisions un peu légères comme l'élimination de Weir au profit de Carter parce que hé, ça arrange tout le monde vu que Tapping est encore sous contrat... oui, sauf nous, qui en avons ras-le-bol de nous la traîner depuis dix ans, on est d'accord. Ca donne quand même un gros bordel. Le souci, à mes yeux, c'est qu'une redistribution des cartes par saison, ça fait un peu beaucoup. On a du mal, à présent, à cerner le caractère de SGA.

Il va falloir faire du ménage là-dedans. Je repense aux origines d'Atlantis (c'était il y a à peine trois ans, je vous le rappelle), et je me dis qu'on avait quand même là un concept du tonnerre. Je n'ai jamais été ravie de la décision de briser l'isolement de l'expédition, et je me rends compte, avec le recul, que c'est peut-être ça qui a fendillé mon intérêt pour la série. Aujourd'hui, Atlantis suit le même chemin que SG1, en plus rapide. L'expédition (bien plus intéressante quand elle était un peu "forcée" comme dans la saison 1) cède le pas à de plus en plus de voyages spatiaux dans des gros vaisseaux gris made in Terre. Tout là haut, nos Terriens sont comme des poissons dans l'eau, ils vous fabriquent des portails géants pour aller d'un point à l'autre de la galaxie en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, et maintenant, Atlantis vole de ses propres ailes. Le problème, bien sûr, c'est qu'en dix ans, SG1 a tellement progressé qu'il faut bien que cela se répercute à tous les niveaux. Au détriment de l'âme d'Atlantis, sans doute.

Je regrette l'époque où tout cela se passait sur la terre ferme, où dès qu'on voyait un vaisseau asgard, c'était un grand événement. Stargate fait maintenant dans la plus pure SF. Et elle le fait mal. Ou disons que d'autres le font mieux.

J'espère que les créateurs de la série vont profiter de ce resserrement de la franchise pour redéfinir un peu les bases de leur univers. C'est absolument nécessaire, à mes yeux. Il y a encore beaucoup d'histoires à raconter, sur la Porte des Etoiles.

Pour en revenir à cet épisode, ce qui est sympa, c'est qu'on retrouve nos personnages tels qu'on les a toujours connus, au moins. Que ce soit Ronon qui a l'équivalent d'un magnum de champ planté le torse et qui grogne au toubib un formidable "Pull... it... out..."

Que ce soit notre Sheppi qui n'a pas bougé d'un iota depuis la saison 3, toujours l'oeil vif et le poil brillant...

(J'ai lorgné anxieusement vers sa ceinture, mais je n'ai pas pu distinguer de bourrelet.)

... notre vieux Rodney, toujours en révolution, et même Teyla, fidèle chienchien à son Sheppi, qui ne sert toujours à rien si ce n'est à faire "oh" et "ah" et à faire joli quand il faut filmer des plans angoissants.

J'ai beaucoup aimé les scènes ou Shep et Rody s'engueulent pour savoir ce qu'il faut faire de la Weir. A un moment, je me suis dit que Shep allait lui mettre un pain dans la gueule et à vrai dire, ça m'aurait grave amusée. On sait bien que Laurel et Hardy sont maintenant comme deux frères et qu'il faut un sujet aussi grave que la vie ou la mort de leur Zaza pour qu'ils haussent autant le ton.

Pour le reste, pas de victime à déplorer, tout ce que je sais, c'est que la semaine prochaine, ça va péter et qu'on va paumer notre Zaza, un personnage qui sortait pourtant des sentiers battus, ni guerrière, ni astrophysicienne, ni jeune, ni à forte poitrine, ni rien du tout. Simplement forte et brillante, et dans laquelle, ma foi, plus d'une fan féminine aurait pu se reconnaître. Et ça, ça me gonfle très très fort.

 

NON !

 

[Brothers and sisters]103 : Affairs of state

Par Belzébuth ! Il y a du bon, dans c'te série ! On roupille agréablement avec un demi-zyeux d'ouvert, bercé par le bruit de ses propres ronflements et les crises d'hystérie de Callista Flockhart, et paf, d'un coup, on vous sort LA scène.

Revoyons la chose au ralenti. Il y a quelques jours, autour, j'imagine, d'un repas concocté par mes soins (je n'ai eu qu'une fois la chance de déguster le riz à la Alton, et je ne vais rien dire car le Dark Side serait bien capable de me fondre sur le paletot depuis sa retraite slovaque en éructant que je m'en suis resservie deux fois, ce qui est vrai, car se déplacer jusqu'au tréfond de la banlieue, ça creuse), le Dark Side, donc, car c'est bien d'elle qui s'agit, m'a confié entre deux féroces coups de dent, qu'elle était tombée sur l'un des épisodes de B&S sur Foxlife, sans doute pendant que monsieur Alton roupillait du sommeil du juste à une heure avancée de la nuit. Et le Dark Side a trouvé que c'était solide... pour une série qui ne raconte pas grand-chose, on est bien d'accord.

Interloquée, et n'ayant moi-même pas tout à fait renoncé à Sally Field, Rachel Griffiths et Callista Flockhart, je me suis dit que puisqu'il faisait nuit (ce qui exclue donc totalement le visionnage de Twin Peaks), que j'étais un peu trop fatiguée pour compatir à la déprime de Tony Soprano, et que Wentworth Miller me file à nouveau des boutons, why not.

Eh bien ça m'en a réveillée, dites donc.

Effectivement, les errances amoureuses de Kitty Walker nous rappellent avec bonheur une époque où Callista Flockhart dansait avec d'atroces bébés virtuels, effectivement, les démêlés conjugaux de Sarah Whedon m'évoquent avec émotion les plans cul de Brenda Chenowith, effectivement, les trois frangins sont décidément des canons sur patte (l'homo de la famille promet beaucoup), mais tout ça n'est RIEN face à la suprématie, que dis-je, à l'hégémonie de Sally Field, qui entre deux sourires ultra-brite, pourfend d'une phrase l'harmonie factice d'une fête de famille autour de la piscine.

Face à ses enfants qui n'osent croiser son regard et qui savent tous qu'à la table siège l'ennemie publique numéro une, alias la maîtresse de feu leur papa, un étranger (qui a lui-même couché avec Kitty la nuit précédente), s'étonne du silence pesant qui règne sur la tablée.

Warren : What's going on ?
Nora : What do you mean ?
Warren : Well, why isn't anyone but us talking ?
Nora : Oh... Well they all think that I don't know that my husband had an affair with that women Holly over there ; a long one, with a cunning little cottage built for two to go with it. Yes, Warren you see they all think I'm living in the dark and they're terrified that I'm going to figure it all out tonight. And in their panic and obliviousness and their eagerness to handle me they've lost their very basic ability to conduct themselves in a social circumstance. It's very sad, but there it is... Will someone please pass the mango, peach salsa to Scotty ?

On rigole, on rigole, mais cette scène n'en est pas moins très triste, en fin de compte.

Et très joli, le final, avec Nora qui plonge, tout habillée, dans la piscine où est mort son mari, comme pour exorciser cette trahison et son décès prématuré.

Bref, je dis BRAVO !

Et si chaque épisode contient au moins une scène aussi percutante, je suis prête à regarder jusqu'au bout.

 

Toi, là.

Oui, toi.

Ma bûche (voir rubrique Twin Peaks) m'a soufflé à l'oreille que tu n'avais pas encore regardé Battlestar Galactica.
Alors, jusqu'à présent, j'ai su me montrer magnagnime. Dans ma grande miséricorde, j'ai bien voulu tolérer sur ce blog les béotiens, les incultes, que dis-je, les ptites bites qui n'avaient pas encore rencontré cette magnificence de série, que rien que l'ombre de la moustache d'Adama, elle est capable de faire pâlir de terreur Tony Soprano et Dexter Morgan.

Alors, ce matin, j'ai fait l'acquisition de la saison 3 en DVD.

Et je me suis rendu compte que j'avais été trop clémente à l'égard des renégats, des impies, des hérétiques qui n'ont jamais daigné poser leurs yeux de goret sur cette merveille.

Donc, je déclare la guerre à l'infidèle.

Vous avez très exactement (*regarde sa montre*) 59 jours pour rattraper tout votre retard (à savoir une minisérie + 54 épisodes) avant que je lance ma sanglante croisade.

Interro écrite le 24 novembre.

Sinon, je fais déferler sur vous la moustache de Bill Adama, et je vous assure que vous ne voulez pas avoir à faire à elle.

Z'êtes prévenus.

Que les seigneurs de Kobol aient pitié de vous.

Et pour votre propre salut, pensez que la saison 4 est la dernière, et que c'est aussi votre dernière chance de vivre des palpitations hebdomadaires telles que Quentin Tarantino LUI-M�ME s'arrête de filmer tant qu'il n'a pas eu sa dose.

Ah ça, Jack Bauer, ça la lui coupe.

Et maintenant, rompez.

 

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