Le blog de La Sorcière
 

"Sing along !"

Une scène qui me fait pleurer de rire à chaque fois...

 

211 : House arrest

Même si cet épisode m'a paru un peu morne, je dois reconnaître que l'inéluctabilité qu'il dégage est assez prodigieuse. On a là trois personnages qui suivent un chemin sur lequel ils n'ont aucune prise.

Que ce soit l'oncle Junior qui décline à toute vitesse, coincé chez lui par son assignation à domicile, et entouré, il faut bien le dire, de purs larbins... Notamment ce branleur de Richie Aprile et ce grand crétin de Bacala... Pas très motivant, tout cela, même si en cours de route, il renoue avec une bonne amie à lui.

Que ce soit aussi Melfi qui est sur une pente extrêmement dangereuse et qui, tout en étant consciente de la situation dans laquelle elle s'enfonce, ne peut rien faire contre. Finalement, le praticien devient le malade, dans l'histoire, non que Tony aille mieux, cela dit. A présent, difficile de ne pas parler d'alcoolisme... Et je ne suis même pas sûre que larguer Tony serait la bonne solution, pour elle. Elle semble avoir un besoin irrésistible de le voir. Besoin qu'elle cache derrière sa dépression à lui, soutenant à son propre psychiatre qu'elle ne peut pas le lâcher maintenant. Pathétique. Moi, ce qui m'a le plus troublée, c'est de la voir regarder son agenda, y lire "T.S." et se verser un verre de vodka pour se donner des jambes.

Brrrr...

Et enfin, que ce soit Tony, à qui son avocat conseille de se montrer un peu plus souvent dans son bureau de la boîte de ramassage des ordures, sa couverture officielle.
Et qu'est-ce qu'il s'y fait chier, le pauvre Tony.
C'est là qu'on réalise que son implication dans la mafia, c'est plus qu'un choix, c'est un mode de vie, c'est sa vie. Ce n'est pas quelque chose auquel il peut renoncer comme cela, parce qu'il est menacé. Non, impossible.
Du coup, c'est avec soulagement, et avec la conscience d'un vrai manque dans cet épisode, qu'on le regarde retourner auprès de ses lieutenants, qu'on replonge dans son confort, qui quelque part est devenu le nôtre.

Un vrai soulagement, et l'impression de rentrer à la maison.
C'est là aussi qu'on se rend compte à quel point cette série nous manipule. ;)
Tant pis, j'aime qu'on me manipule comme ça.

 

Ca COMMENCE à devenir intéressant...

;)

 

203 : Humpty dumpty

Il n'y a pas très longtemps (même si cela me paraît une éternité), je disais à mon bon Dark Side qu'il serait intéressant qu'un de ces quatre, le patient du jour ne soit autre qu'un des toubibs de Princeton Plainsboro. Toutafé, s'écria le Dark Side (très au courant puisqu'elle a vu la saison 2, la garce).

Eh bien voyez-vous, j'ai bien cru que l'heure était arrivée. Ces fumiers-là ont failli m'avoir. Ils n'empêche que si le patient du jour, ce ne sera pas le docteur Lisa Cuddy, c'est quand même tout à fait intéressant de plonger un peu dans son quotidien de célibataire. La voir faire son petit footing matinal, par exemple.

(Sacrée bonnasse, entre nous, elle cache bien son jeu, avec ses tailleurs d'institutrice... )

Puis sermonner son ouvrier parce qu'il renâcle à réparer son toit alors qu'elle a des invités le soir-même.

Et enfin, s'étrangler élégamment en avalant trop vite son eau fraîche.

Avant de voir tomber l'ouvrier de l'échelle.

Raté, donc.

Evidemment, une fois à l'hosto, l'occasion est trop belle. Il FAUT que House commente son décolleté, sinon, ce ne serait pas drôle. Sinon, ce ne serait pas un épisode de House.

On notera l'oeil de Wilson qui frise, alors qu'il semble avoir toutes les peines à ne pas s'esclaffer.
Entre nous, je me demande si Wilson, de temps en temps, il ne prend pas un très grand plaisir à voir House faire l'imbécile... une sorte de procuration, quelque part. Lui ne s'autoriserait pas ce genre de commentaire, mais il s'en régale quand même.
Je crois que je viens de mettre le doigt sur quelque chose, là... ;)

Bref, le jeune homme, Alfredo, a un souci. Alors, est-ce la chute qui a provoqué ce souci, où est-ce le souci qui a provoqué la chute ? Ahah, ça, tout le monde aimerait bien le savoir.

Toujours est-il que Cuddy culpabilise à mort que le gars soit tombé de son toit, et pour cause : elle l'a quand même bien poussé à y monter, sur ce toit, alors qu'il ne se sentait pas bien.
Un détail qu'elle se garde bien de mentionner au début de "l'enquête". Et voilà comment une fois de plus, le crédo de House trouve réponse. Elle a menti. Vlan.

Alors ni une ni deux, envoyons donc les gonzesses farfouiner chez le jeunot. Ca laisse le champ libre à House, flanqué de Foreman et Chase, pour aller à grands pas s'introduire illégalement chez elle, tout réjoui qu'il est.

Et l'enfoiré ne se gêne pas pour ouvrir tous les tiroirs...

Et se jeter sur le lit de la dame.

House : This is where it all happens.

House : She uses super tampons. What's that mean ?

Heureusement, notre bon docteur des familles fait quand même une découverte intéressante mais qui ne l'emmènera pas bien loin.

House : It's fuzzy, it's black... it's aliiive.

Pendant ce temps, la limace, en mission spéciale chez Alfredo en profite pour interroger Cuddy, ce qui montre bien qu'elle n'a pas tout à fait décroché, la coquine. But du jeu : en savoir un maximum sur la relation entre House et Cuddy. Et elle est stupéfaite lorsque la patronne lui déclare qu'elle ne déteste pas du tout House.

Cuddy : The question is, why did I hire him ?

En fait, voyez-vous ça... nous découvrons que House et Cuddy se connaissent plus ou moins depuis toujours... Et un peu plus tard, un intéressant "you owe her that" de Stacy à House m'a occasionné un retentissant "hin hin hin". Je demande officiellement à en savoir plus !

Bon, au final, les fouilles archéologiques ne donnent pas grand-chose. Et pendant ce temps, Alfredo est en train de perdre sa main qui se pourrit. Un truc atroce. D'ailleurs, c'est bien simple, ils vont l'amputer. J'ai failli être malade quand ils ont dégainé la scie et détaché la chose. Puis, je me suis rappelée que j'avais survécu à l'amputation aérienne de Romano dans Urgences, donc hé oh, elle va pas faire sa délicate !

D'autant que c'est beaucoup moins drôle de pousser des cris d'orfraie quand le Dark Side n'est pas là pour se boucher les oreilles ou hurler "C'est magnifique !".
Psychopathe.

Bref. Où l'on découvre également que malgré une modestie adorable (ahum !), House parle parfaitement l'espagnol. Ce qui lui permet de capter l'incaptable. Alfredo, multipliant les petits jobs, bossait dans un bouge où sont organisés des combats de coqs. Et là-bas, il a chopé un vilain truc qui lui a causé tous ses malheurs. Pas de bol, c'est pas ça qui va lui rendre sa main droite. Ca va tout juste lui permettre de ne pas perdre la gauche.

Enfin voilà, je ne suis pas très fan des membres qui pourrissent, pour tout dire, mais ce qui est intéressant ici, c'est surtout la réaction de Cuddy, qui finalement, n'y est pour rien, mais qui se sent tellement morveuse qu'elle n'ose même pas aller voir le type qui bosse pour elle depuis six ans. D'autant que toute sa famille dépend de lui, y compris le petit dernier, âgé de douze ans, qui est prêt à sacrifier son éducation pour prendre la relève.

Un peu poussé par Stacy, House se fend tout de même d'un petit discours remonte-moral.

House : Your guilt. It's perverse, and it makes you a crappy doctor. It also makes you okay at what you do.
Cuddy : You figure a perverted sense of guilt makes me a good boss ?
House : Now would the world be a better place if people never felt guilty ? Makes sex better. Should have seen her in the last months of our relationship. Lot of guilt. Lot of screaming.

House : I know this wasn't just because it was your roof. Cuddy... you see the world as it is and you see the world as it could be. What you don't see is what everybody else sees. The giant, gaping chasm in between.
Cuddy : House, I'm not naïve. I realize...
House : If you did, you never would have hired me. You're not happy unless things are just right. Which means two things. You're a good boss. And you'll never be happy... By the way, why does everybody think you and I had sex ? Think there could be something to it ? I don't know !

Quand il fait des efforts, il peut presque être agréable !

Bref, très jolie incursion dans le monde de Lisa Cuddy qui pour sûr est une chic fille, et un patron comme beaucoup aimeraient en avoir... moi, notamment.
Finalement, on se rend compte qu'il y a beaucoup de gens qui vivent dans la solitude, dans cette série. Que ce soit lui, son bouge de vieux garçon, ses chemises froissées et sa patte de travers...

Ou elle, sa jolie maison, son jogging matinal et ses nuisettes en dentelle...

Deux solitudes bougrement différentes, mais intéressantes à comparer.
Très agréable d'entrevoir ce qu'il y a au delà de Princeton Plainsboro...
I want more !

 

Oh misère...

Qu'est-ce qu'il a morflé, mon pauvre Spock à moi...

Pourvu que Zach soit au niveau, parce que dites donc, sacrée pression, tout de même.
Enfin, sympatoche de les voir poser ensemble pour la convention Comic-Con.

 

Je ne cache pas que...

... celles de ce genre-là, je les adore...