Le blog de La Sorcière
 

209 : From where to eternity

Bien intéressant, tout cela. Où l'on découvre que la bande à Tony pense aussi que l'on peut faire du business avec Dieu. Très drôle de voir comment chacun détourne sa foi en fonction de ses besoins... Et la trouille qu'ils se chopent tous quand Christopher, mort cliniquement pendant une minute, leur raconte qu'il a vu les portes de l'Enfer, avec Mikey Palmice qui lui faisait des coucous.

Rah, puis cette intro sur du Otis Redding. Otis Redding, quoi !

Très intéressant également d'assister à la veillée du malade. Adriana, éplorée, bien entendu.

Et tous les autres, aussi, en rangs resserrés, venus passer leurs jours et leurs nuits à l'hosto, squattant la salle d'attente avec oreillers et tout.

C'est chouette, mine de rien, cette grande famille. Surtout que le Saint Père est tout près d'eux !

Bref, dans cette ambiance très festive, vlan, Carmela demande à Tony de se faire faire une vasectomie, parce que ça va bien toutes ces histoires, elle ne veut pas qu'il y ait de petits bâtards dans la nature. On se doute que notre macho ne va pas lui répondre à coups de bouquets de fleurs. C'est fascinant, quand même, cette famille. Je suis toujours émerveillée de voir les problèmes qu'ils peuvent avoir alors que finalement, ils arrivent vachement bien à exprimer leurs sentiments. Que ce soit Tony au chevet de son neveu.

Et faisant tout pour retrouver son assassin et le descendre froidement. (Ces scènes-là sont toujours terrifiantes.)

Puis avec son fils, qu'il a plus ou moins traité de mauviette dans un moment de colère. Ca ne paraît même pas maladroit, sa manière de venir lui demander pardon avec une pizza et des cocas. C'est juste le truc à faire, et il le fait.

Et il lui parle, et il lui dit qu'il ne pouvait pas souhaiter de meilleur fils. Et ça marche, parce que c'est LA chose à faire. J'vais vous dire un truc, moi, dans ma famille, ce genre de choses, ça n'arrive jamais.

Bien entendu, après des semaines de banquise entre les époux Soprano, on est ravis d'entrevoir le dégel.

Alors. Sur la demande de Carmela, Tony réussira-t-il à rester fidèle ? En fait, je pense que oui. Du moins dans un premier temps. Là, je pense que son ego est satisfait à la fois par le fait qu'elle lui dit qu'elle ne veut que lui et que le reste elle s'en fout, et par le fait qu'elle renonce à lui couper les couilles (façon de parler) pour tant qu'on y est mettre en route un troisième enfant. Oh, comme ce serait drôle, cela !

Mine de rien, cela nous donne la toute première scène d'amour entre Tony et Carmela. Et on arrive à la fin de la saison 2. Pas mal, hein ?

Pour en revenir à la religion, un truc m'a absolument éclatée. Quand Christopher raconte que l'enfer est rempli d'Irlandais qui jouent de la cornemuse.
J'ai trouvé ça fabuleux !

Très drôle aussi de voir l'inusable Paulie flipper comme un fou après avoir entendu Chris parler de l'enfer. Ca nous donne l'occasion de découvrir que sa maîtresse, c'est Carla de Scrubs !!!

Autre révélation intéressante : Melfi boit !
Elle s'est mise à picoler et elle est accro au Temesta depuis qu'elle a récupéré Tony.
Et elle chiale devant son psy parce qu'elle sent qu'elle perd toute objectivité !

Je sens que cette fin de saison 2 va être costaud. En tout cas, superbe épisode qui nous permet de plonger davantage dans la contradiction de tout ce petit monde. C'est vraiment passionnant de voir tous ces gangsters tellement pieux et terrifiés par la simple idée d'une punition divine. J'en profite pour citer d'abord Tony face à Melfi :

Melfi (à propos de Chris) : Do you think he'll go to hell ?
Tony : No. He's not the type that deserves hell.
Melfi : Who do you think does ?
Tony : The worst people. The twisted and demented psychos who kill people for pleasure, the cannibals, the degenerate bastards that molest and torture little kids. They kill babies. The Hitlers. The Pol Pots. Those are the even fucks that deserve to die, not my nephew.
Melfi : What about you ?
Tony : What ? Hell ? You been listening to me ? No, for the same reasons. We're soldiers. Soldiers don't go to hell. It's war. Soldiers they kill other soldiers. We're in a situation where everyone involved knows the stakes and if your gonna accept those stakes you gotta do certain things. It's business. Soldiers. We follow codes, orders.

Une logique imparable. Et bien commode.

Quant à Paulie, qui tente de convaincre Chris qu'il n'a pas vu l'enfer mais le purgatoire :

Paulie : You didn't go to hell. You went to purgatory, my friend.
Christopher : I forgot about purgatory.
Paulie : Purgatory... a little detour on the way to paradise.
Christopher : How long do you think we've got to stay there ?
Paulie : That's different for everybody. You add up all your mortal sins and multiply that number by 50. Then you add up all your venial sins and multiply that by 25. You add that together and that's your sentence. I figure I'm gonna have to do 6,000 years before I get accepted into heaven and 6,000 years is nothin' in eternity terms. I can do that standing on my head. It's like a couple of days here.

Je trouve cela formidable. Oh, les grands enfants, dites donc !

Allez zou, je m'en vais bruncher, moi ! A plus, les z'enfants ! Ne soyez surtout pas sages !

 

122 : Honeymoon

Ok, je ne vous épargne rien. A peine remis de l'épisode de la patte et voilà que je vous balance le season final comme ça, sans prévenir.

Désolée, les gars, mais aujourd'hui, c'est soldes. On vire les vieilleries et on fait de la place pour la nouvelle collection. C'est que Tony Soprano commence à sérieusement s'impatienter (et vous savez comment il est, hein ?) et je ne parle même pas de Laura Ingalls qui me fait un oeil noir depuis le début de la semaine.

Bref, il faut en finir !

(Pour la petite histoire, je suis en train de rédiger ce billet sur mon balcon, le ciel est bleu et j'écoute les Who. Rah, c'est bonheur.)

(Et non, mes mains ne sont pas du tout flinguées après les rudes travaux de la cuisine, non non, ça c'est mensonge.)

Bon, allez.

Pas besoin de trop vous rafraîchir la mémoire. Dans le dernier épisode, nous faisions connaissance avec Stacy Warner, l'ex-copine de House. Et celle-ci était parvenue à le convaincre d'examiner son mari qui souffre d'un mal qu'aucun médecin n'arrive à identifier.
Chose amusante, Stacy a légèrement oublié de mentionner à son mari qu'il allait rencontrer House. Tiens donc, c'est drôle, ça.

Faut dire qu'à peine l'homme arrivé (ô joie, il s'agit d'Ed, le patron de Lynette, dans Desperate), lui et House se mettent à s'envoyer les amabilités les unes après les autres.

Mark : Looks like you're having fun.
House : Oh, he's good ! If you can fake sincerity, you can fake pretty much anything. I can't tell you how much I like your fella !
Mark : Yeah, me too. You know, I thought you'd be all sarcastic, bitter, you know, because Stacy married me.
House : You know, we should do things together. Maybe throw a ball around or something. Guy stuff.
Mark : We could go for a run together.
House : Hah ! He's Oscar Wilde !

Pour finir par un concours débile de boisson, genre celui qui boit le plus vite a le droit de remporter la dame.

Pas de bol, Greg a un peu triché. Il a versé une quelconque décoction dans le verre du mari. Hop. Ce sera plus simple pour l'examiner.

Une fois à l'hosto, il y en a une qui ne perd pas de temps pour aller à la pêche aux renseignements. Vite vite, il faut extraire le plus d'informations possible sur House. Et le plus lourdement possible, également. Tsss...

Cameron : You were with House ? When it happened ? To his leg ?
Stacy : You're interested in him.
Cameron : We went on one date. It didn't go very well.
Stacy : Our first date didn't, either. I was never going to see him again. Week later I moved in. 5 years. What would you like to know ?
Cameron : What was he like before his leg ?
Stacy : Pretty much the same.

Hop, merci, je voulais la confirmation.

J'aurais été Stacy, j'aurais massacré la limace, mais bon. Non mais c'est vrai, quoi, personne ne touche à mes ex. Personne. Même si c'est des ex. La grâce sorciéresque les a touchés, ils sont voués à rester chastes toute leur vie. Alors, oh.

C'est amusant, car c'est ce que House a l'air de penser à propos de son ex à lui.

House : Are you doing anybody besides Mark ? It's a medical question.
Stacy : Because if I am his paranoia isn't paranoia, it's a justified response ? Therefore, not a legitimate symptom ?
House : Knew you'd understand.
Stacy : On the other hand, if it was really just a medical question you would have sent one of your people. Why just push my buttons when you can push theirs, too ? Hey, Dr. Mandingo, ask the wife if she's been messing around. You were asking because, if I am unfaithful, I might sleep with you. The answer's no, I don't sleep around.

Dommage.
Mais on ne peut qu'apprécier la parfaite connaissance qu'a Stacy du redoutable esprit logique de Greg. Waouh. Tout à fait jouissif à voir.

Autre preuve superbe : lorsque Chase et dr Mandingo... enfin, Foreman, débarquent chez Mark et Stacy pour essayer de trouver des indices, ils trouvent dans le frigo une petite assiette avec des biscuits et un petit mot.

Foreman : Dear "House" boys. A snack for your highly illegal search. Hope you like oatmeal raisin. Love, Stacy.

M'enfin encore une fois, ça n'apporte pas grand-chose. Pas plus que le test musclé que House fait passer au cerveau de son rival, le poussant dans ses derniers retranchements, au point de raconter sa lune de miel à Paris.

Mark : I remember the honeymoon was in Paris. I remember because we didn't leave the room for two weeks. You want the details on that ?

Evidemment, Stacy est furieuse et vient lui demander des comptes. Ca se finit quand même avec des larmes.

Stacy : It never occurred to me that you couldn't figure out what's wrong.

Et par un hug.

Qui a l'air de lui coûter, mais tellement cher...

C'est un gros fumier, mais je le plains de tout mon coeur.

Mais attention, ça bouge. Très vite l'ironie du sort rattrape le patient qui se moquait bien méchamment de la patte de House au début de l'épisode. C'est bête, hein ? Paralysé, mon pauvre monsieur. Ben flûte alors. !

Et là, forcément, le petit mari commence à sérieusement flipper sa race, envoyant même à Stacy des trucs très sympas !

Mark : Leave ! Go talk to him ! You're gonna leave me anyway !
Stacy : No, that's not gonna happen.
Mark : You left him, and he had a limp. If I can't walk, or hold you ?!

Ouuuuuh, que c'est joli, ça !
Pire ironie encore, Stacy est confrontée au même choix que lorsque House est parti de la patte. Une injection risquée. Et elle veut tenter le coup. Ce à quoi House lui répond qu'il refuse de le faire. Arf arf arf. C'est magnifique, non ???

House : I diagnosed him, I did my job. You want somebody to tie him down and force him into treatment, well, you're way better at that than I am.
Stacy : Is that what this is ? Payback for your leg ? How many times have we been over this ? I saved your life !
House : Yeah, maybe.
Stacy : You're going to kill my husband to teach me a lesson ?
House : No, he's going to die because he's too stubborn to make the right choice.
Stacy : Now we're in your territory !
House : I'm respecting your husband's decision, I don't see why you've got a problem with that.
Stacy : Because it's crap ! Because you browbeat patients, intimidate them, lie to them ! If you think you're right you don't give a damn what they think ! I did what you do all the time, the only difference is I did it to YOU !
House : He'll never forgive you.
Stacy : Yeah, HE will !

WAAAHAAAAH ! Enorme, cette scène ! E-NOR-ME !

Et le pire ? C'est que House va lui faire l'injection. Et le pire du pire ? C'est que les Kids vont se mettre en travers de son chemin. Tous les trois.

Et que face au regard suppliant de Stacy...

... House, l'air de rien, va faire mine de s'éloigner, avant de choper la seringue et de l'enfoncer dans la jambe de Mark...

Permettant enfin d'établir le diagnostic : une maladie au nom barbare que je n'ai pas retenu, d'ailleurs.
Et permettant à son ex de retrouver un mari si pas encore très en forme, au moins conscient et lucide.

Pauvre House...

Lui-même observé par...

... qui va nous mettre encore une grosse claque, la vilaine.

Cameron : I thought you were too screwed up to love anyone. I was wrong. You just couldn't love me. That's okay, I'm happy for you.

Aïe aïe aïe.
C''est un peu tristounet, même pour moi.

Histoire d'enfoncer encore un peu le clou, Stacy vient remercier House et lui avouer que ben... elle n'a pas tout à fait tourné la page, elle non plus.

Stacy : I'm not over you. You were, you were the one, you always will be. But I can't be with you.
House : So I'm the guy, but you want the other guy, who by definition can never be the guy.
Stacy : What's so great about you, you always think you're right. What's so frustrating about you is you are right so much of the time. You are brilliant, funny, surprising, sexy... but with you I was lonely, and with Mark there's room for me.

Han !

Heureusement, avant de me dire au revoir jusqu'à la saison prochaine, House m'a filé encore une énooooorme rigolade.
A Cuddy qui l'appelle dans le hall :

House (très fort, pour que tout le monde entende) : I will not have sex with you ! Not again ! Miserable, that first time !

Ultime ! Voilà, c'est le House que j'aime, ça ! Impitoyable, sans aucune morale, aucun respect, et pourtant, à se fendre en deux de rire.

La rigolade ne va pas durer très longtemps, cela dit. Cuddy vient lui demander si ça ne le dérange pas qu'elle embauche Stacy provisoirement en tant qu'avocate de l'hosto, le temps que son mari se remette.
YOUPI !

Ca le dérange pas ??? Mon cul ! Il va pleurer tous les soirs sur son oreiller à fleurs !

Et c'est quoi, ce délire de tenter de marcher tout seul chez lui, sans sa canne, hein ???

Et d'une, c'est complètement con... voilà, il s'est cassé la gueule ! Et de deux, je ne VEUX pas qu'il guérisse de sa patte ! JAMAIS ! NEVER !

Allez hop, une petite pilule, voilà qui est mieux.

The end.
Fiou.

Mon avis ? Elle va lui briser le coeur. Elle va faire de lui une loque humaine encore pire que celle qu'il est maintenant. A présent qu'on sait qu'elle a encore des sentiments pour lui (genre on en doutait), elle va forcément craquer. Entre un mari qui va sans doute lui en faire voir de toutes les couleurs avec ses soucis de santé, House qu'elle va avoir sous le nez toutes les dix secondes et qui va probablement tout faire pour la récupérer, je suis prête à parier qu'elle va craquer. Qui ne craquerait pas ? Surtout en admettant que House déploie toute sa stratégie pour la récupérer. C'est aussi comme cela qu'il risque de la perdre pour toujours. Ce qui se passera probablement, d'ailleurs, car il faut que le personnage aille encore plus loin dans la souffrance.
Moi, je suis pour.
Ma première réaction a été de le plaindre, et je le plains toujours... Mais faut avouer que c'est quand même un sacré fumier, et que son malheur, il prend un malin plaisir à se le construire tout seul. Un véritable engrenage. Il n'est pas aidé par les circonstances, certes, mais il leur donne quand même un sacré coup de pouce. Je crois qu'au final, ce mec ne peut pas vivre autrement qu'en étant malheureux. C'est sans doute cela qui le fait se sentir vivant.

Bref, je n'arrive pas à croire que ce soit déjà fini.
Saison 2 à venir, tout doucement. Faut que je digère pendant quelques heures, tout de même.

En tout cas, c'est drôlement, drôlement bien !

 

121 : Three stories

A la demande générale de deux lecteurs, je poste cette review plus tôt que prévu. Bon, c'est un peu compliqué de parler de cet épisode, trop de choses à dire, trop de choses à essayer de comprendre dans une ambiance qui laisse quand même sur le cul. Je vais donc me concentrer sur le personnage principal, hein ? Ouais, ouais, je sais, je suis minable. J'y ai quand même passé une bonne heure, malgré la cuisine et ses strates de graisse et de poussière figées.

Bienvenue, donc, dans un épisode de folie. Aujourd'hui, nous n'avons pas un seul cas à traiter, mais trois !

Enfin si on veut.

Enfin c'est compliqué.

Enfin vous savez, et sinon, vous allez comprendre.

Mais avant tout, il faut se souvenir que nous sommes dans un hôpital universitaire et que cet hôpital grouille de jeunes médecins avides d'apprendre. Et pour cela, il faut des profs. Malheureusement, l'un des profs de Cuddy est malade, et donc il faut le remplacer pour donner aux chères têtes blondes un cours de diagnostic. Ahum !
Et devinez vers qui se tourne l'inconsciente ?
Notre ami House, bien sûr, qui comme tout le monde sait, jouit d'un talent inné en matière de pédagogie.
Après un cirque digne du personnage, elle réussit à lui extorquer ces deux heures de cours en échange de deux heures de consultation, parce qu'elle sait très bien qu'il préfère de loin s'écouter parler qu'écouter les patients !
Futée, la mère Cuddy !

En sortant de là, House se heurte à...

Oui, bon ben voilà, c'est Stacy, son ex.

AAAAAAAAAAARGH ! Elle est trop belle ! Et trop intelligente ! Et trop sublime ! Et trop gentille !

Attention, tronche inédite.

Ouhla. Ceci promet.

Donc après cinq ans, Stacy redébarque dans la vie de la ruine ambulante parce que voilà, il se trouve que son... hum... mari, est malade, et que personne ne sait ce qu'il a.

L'avantage qu'elle a, c'est qu'elle sait comment fonctionne la bête, peut-être même mieux que lui, et que c'est pour ça qu'après moult discussion, elle va réussir à l'amener à voir son mari. Même si elle se prend rapidement un : "I'm not sure I want him to live" dans les gencives.

Oui, mais au moins, c'est honnête !

C'est donc ainsi que nous retrouvons la chose d'une humeur charmante, assis sur une chaise en salle de cours, devant plein de kids un peu paumés.

(Et en revoyant l'épisode pour faire mes caps, j'ai bien entendu compris le pourquoi du comment de cette posture. Et les pensées qui doivent le hanter. Et ce qu'il va dire juste après.)

House : Three guys walk into a clinic. Their legs hurt. What's wrong with them ?

Trois cas, donc. Et là, ça se mélange grave. Ce sont vraisemblablement trois cas déjà vus par House, mais qui sont représentés dans son imaginaire.

Le fermier :

Probablement mordu par un serpent.

Une jeune joueuse de volley-ball et Carmen Electra blessée sur un parcours de golf !

En fait, il s'avère que Carmen Electra est plutôt un homme d'une quarantaine d'années qui visiblement feint la douleur pour avoir des calmants. C'est du moins l'avis des élèves de House. C'est aussi ce qu'on croit. Dans un premier temps. (Gniiiiiii !)

En tant que prof, en tout cas, il est éclatant.

Evidemment, il arrive un moment où on (en tout cas moi) se dit que c'est marrant que LE sujet qu'il évoque dans cet épisode, ce soit les jambes.

Personnellement, j'ai percuté quand il pose une question à ses élèves, et que Cameron, entrée fortuitement, prononce : "muscle death". Et là, j'ai attendu, relativement incertaine, mais persuadée que quelque chose allait nous tomber sur la gueule, sans trop savoir quoi.

En effet. Soudain, on se rend compte que ce troisième cas... le golfeur.... ben c'est lui. Trou noir dans notre tête. On essaye de remettre péniblement les choses dans l'ordre... que dalle, l'épisode se poursuit et on nous bombarde de réponses.

Ca fait un choc de le voir comme ça, vraiment. D'autant que depuis le début de la série, on a bien compris qu'il a dû vivre un truc atroce et que la douleur qu'il traîne au jour le jour n'est probablement pas grand-chose comparé à celle qu'il a dû ressentir à ce moment-là. Mine de rien, le patient lambda qui hurle en chopant une seringue pour se la planter dans la cuisse, ça aurait pu nous mettre la puce à l'oreille. C'est tout à fait le genre de truc que House ferait.
Il me semble qu'à un moment dans les épisodes du début, il est dit qu'il a été victime d'un mauvais diagnostic... ce qui explique bien entendu sa spécialité, on ne va pas s'attarder là-dessus.

Autre info intéressante : c'est Cuddy qui l'a soigné.
Et mieux encore, c'était Stacy qui était à son chevet.

Fiou. *s'évente*

Très éprouvant, tout de même.

Bref. Evidemment, Cuddy lui explique qu'il faut couper cette vilaine jambe, qu'il n'y a pas d'autre solution. Nenni, Greg ne veut pas. Non, non, non. Il aime sa jambe, ils se connaissent depuis toujours, il veut sa jambe.

Pendant ce temps-là, on voit aussi les autres patients se préparer à être amputés, eux.

Cette scène est géniale :

("Not this leg")

("Not this leg")
("Not this leg either")

(C'est vrai que ce serait dommage, si je puis me permettre. )

Dans un premier temps, donc, House choisit une opération visant à rétablir la circulation dans sa patte et qui pourrait lui permettre de la sauver. La douleur ? Que dalle, il saura la gérer. Et en fait, bien sûr, cette douleur, elle le dépasse. Et on le retrouve hurlant et se tordant sur son lit à pleurer après la morphine.

D'autant que l'opération peut ne pas avoir marché... Et il refuse toujours l'amputation malgré les supplications de Stacy qui devient dingue de le voir souffrir comme ça.

Bref, la souffrance étant insoutenable, il demande à être placé dans un coma artificiel, le temps que le plus dur passe. On se doute un peu que parti comme c'est, ça ne passera jamais... D'autant que ça ne s'arrange pas, notre affaire. Paf, arrêt cardiaque.

Une minute en étant cliniquement mort. Une minute où il se balade, chez le fermier qu'il voit marcher tranquillou avec sa prothèse (on ne croirait jamais qu'il en a une) et sur un terrain de volley où il regarde jouer la petite jeune... Réactions chimiques du cerveau, selon lui.

(Je vous jure que cet acteur est remarquable, ouah, il me scie, vraiment.)

On se demande comment après de telles visions (même chimiques), il peut encore choisir de s'infliger ça... de s'accrocher comme ça à un membre mort et perdu pour la patrie. Evidemment, je me dis qu'il serait amusant qu'après tant d'épreuves, il retrouve un jour l'usage total de sa patte, histoire de justifier un tel entêtement dans la bêtise, mais d'un autre côté, il serait encore plus sublime que non, il ne retrouve jamais l'usage de sa patte, et que tout ce cirque ne soit définitivement que la manifestation du cerveau dérangé de ce stubborn son of a bitch. Bref, qu'il ait tout perdu au change, à cause d'un mauvais choix. Je sais, je parle là de la douleur d'un homme... mais bon. Il est tellement tordu, ce type... Enfin le fait qu'il y croie, dans cet épisode, malgré la douleur, malgré tout, waouh... quelque part.

Le pire c'est que Stacy lui demande s'il serait prêt à donner sa jambe pour lui sauver la vie. Et il répond oui sans aucune hésitation. Mais pour lui, non. Dingue. On touche vraiment à un truc, je crois. Clairement, même avant la patte et les médocs, il avait déjà un gros gros grain, ce garçon.

Stacy : You don't think you deserve to live ? You don't think you deserve to be happy ? Now let them cut off your leg !
House : I can't, I can't, I'm sorry.
Stacy : The pain alone is going to kill you.
House : I know.

Allez hop, coma artificiel, on a dit. Alors qu'il est déjà en train de partir, il dit au revoir à Stacy, avec un "I love you" que je n'aurais vraiment jamais cru lui entendre prononcer. Auquel elle lui répond "Forgive me".

C'est que Stacy est avocate, voyez-vous. Et elle sait qu'une fois qu'il sera dans le coma, ce sera à elle de prendre les décisions. Du coup, elle demande à Cuddy de procéder à un compromis entre l'amputation complète et rien du tout : à savoir l'ablation du muscle mort.

Et voilà comment House se retrouve avec cette patte à demi-folle. Parce qu'il n'a pas voulu s'en séparer et parce que sa copine a fait un choix qu'il avait refusé de faire.

Bien entendu, on se doute qu'après ça, trop lâche pour rompre avec elle, il a dû lui mener une vie d'enfer, entre la souffrance, la codéine, la rééduc, que sais-je encore, et surtout la culpabilisation. On imagine tout ça très facilement. Quelque part, ça ne doit pas l'amuser, Stacy, de venir lui demander de l'aide pour son mari.

Bref, House termine son cours devant ses élèves et tous ses collègues venus un par un grossir les rangs. Et écouter avec fascination un récit qu'ils ne connaissent pas, excepté Wilson et Cuddy.

Sans s'en rendre compte, il a dépassé le cours de vingt minutes. En sortant, sans plus de cérémonie, il file la tasse du meilleur dad du monde à Cuddy en disant que la peinture au plomb utilisée par les gosses pour peindre le truc a causé la maladie du prof.
Increvable.

Au final, il accepte de voir le mari de Stacy.

Et nous, à l'état liquide, on essaye de se remettre de cet épisode.

Voilà, c'est ce même mec qui sait si bien observer et convaincre les patients de faire des choix impossibles. On dit que c'est souvent les cordonniers les plus mal chaussés, et bien je crois que jamais ce dicton n'a été aussi vrai que pour ce pauvre bougre.

Nom d'une pipe. Quel truc de fou.

 

Réplique du jour

"Three guys walk into a clinic. Their legs hurt. What's wrong with them ?"

(Dr Gregory House, House M.D.)

 

120 : Love hurts

Le dîner ! Le dîner !

Alors ! House réussira-t-il à se tenir correctement pendant plus de deux heures, parviendra-t-il à ne pas traiter miss Limace de pathétique petite chose, bref, va-t-il enfin se conduire en être civilisé ? Vous le saurez après la pub !

Faut dire que le patient du jour, Harvey Park, ne brille pas par son charisme, ce qui est fait exprès, vous me direz. Comme d'entrée, il renverse son jus de pommes sur un House furibard qui lui flanque une attaque tellement il fout les jetons, on va dire que son cas est moyen-moyen. Car ce jeune homme, en plus d'être une lopette, aime se faire martyriser. Il débarque avec sa domina qui l'étrangle de temps en temps pour qu'il se sente mieux.
D'emblée, j'ai un peu de mal à me sentir concernée. Consternée, ça, je ne dis pas.

Donc on va pudiquement glisser vers autre chose de plus drôle, merci, au revoir.

Alors, House, lui, il est en consult'.

Oui, voilà, il est consult' devant un match, quoi. L'occasion rêvée pour Wilson de jouer les concierges. C'est vrai, ça l'intrigue, Wilson. Pourquoi que la petite elle reviendrait, comme ça, hop, d'un coup ?

Wilson : I mean, she didn't come back because she likes you. (Tronche de déterrée de House). Wait a minute ! She did come back because she likes you !

Patient : Heh heh ! You dog ! You slept with her !
House : Keep talking. I'll finish your exam with a prostate check. I've agreed to take her on one date.
Wilson : What ?!?
Patient : So, you in to this girl ?
Wilson : Yes !
House : No ! She's not giving me any choice.
Patient : Wait... she's making you do her ?
House : Date her.
Wilson : Young ingénue doctor falling in love with gruff, older mentor ; her sweet gentle nature bringing him to a closer, fuller understanding of his wounded heart !
Patient : Do her, or you're gay.
Wilson : ...

(Clairement, il se pose la question ! )

Arf. J'ai cru mourir de rire. Et les deux couillons qui se mettent à chanter quand House se tire, humilié et plus grincheux que jamais.

Enfin bref, toujours est-il que oui, elle est de retour...

... et que même ses deux couillons de collègues en sont ravis. Evidemment, House lui demande d'être très discrète concernant les modalités de leur accord, mais à peine sortie de son bureau, elle s'empresse de tout raconter à Chase et Foreman qui en restent comme deux ronds de flan, les cons !

Après ça, comme les nouvelles vont vite, c'est Cuddy qui vient féliciter House pour sa pêche fructueuse.

Et lui conseiller de mettre sa chemise bleue qui lui donne presque l'air aimable !

Dans cet épisode, on a une autre consult' d'anthologie.

Ramona (environ 190 ans) : Hi ! I'm having vaginal pain !
House : Pleasure to meet you.
Flacon de codéine : *pop*

Donc, cette petite coquine de Ramona semble avoir des petites douleurs à cause d'un amant un peu trop empressé... Mais comme elle dit, vaut mieux tenir la route, sinon, il risque d'aller voir la voisine. Même si elle, elle préférerait de temps en temps regarder Jeopardy. Sacrée pression.

Dans la foulée, House rencontre le fameux marteau-piqueur (qui n'est autre que Jim Phelps, oh my god, comment voulez-vous regarder Mission Impossible, après ça ?).

Marteau-piqueur qui confie qu'il se doit d'être à la hauteur parce que Ramona a des appétits insatiables, même si lui il préférerait de temps regarder Jeopardy.
Du coup, au lieu de lui renouveler son stock de Viagra, House fait remplir le flacon de pilules bleues au paracétamol. Et lorsque les deux amoureux tombent dans les bras l'un de l'autre...

House : Welcome to hell.

Tout ceci m'a absolument fait mourir de rire.

Le rencard arrivant à grands pas, Foreman décide d'avoir une petite conversation avec House concernant Cameron. Et je crois bien que c'est cette conversation qui fait tout tourner au vinaigre. En fait, je me demande si House n'y croyait pas un tout petit peu. Après tout, un rencard qui lui tombe comme ça tout cuit, c'était l'occase rêvée. Mais Foreman ne le voit pas comme ça, lui.

Foreman : I'm just saying : some relationships aren't meant to happen.

Chose amusante, de son côté, Wilson va prendre Cameron à part...

Wilson : I just want to make sure no one gets hurt.
Cameron : I will be fine. Everybody's acting like I'm going out with Jack the Ripper !

Ah oui, mais sauf que... en fait, Wilson se fait du souci pour House, ma jolie !

Wilson : Oh, it's not you I'm worried about. It's been a long time since he opened up to someone, and I... you better be absolutely sure you want this because if he opens up again and gets hurt, I don't think there's going to be a next time.
Cameron (sous le choc) : You're worried I'm going to break his heart ?

Merci Wilson. Je gage que ceci va déclencher chez elles des vagues de bisounoursite encore plus aigües ! Bouhouhouh, le pauvre docteur boîteux et méchant, en fait si malheureux au fond de lui...

Bon, c'est pas tout ça, mais il serait peut-être temps de passer à la chose en question, non ?

Et attention ! House a claqué la cravate !

Mieux que ça ! Sous l'oeil hilare de Wilson (expert détaché pour le noeud de ladite cravate), vlà-t-y pas qu'il nous sort la fleufleur du frigo !

Oh, comme il aurait bien aimé pouvoir jouer le jeu... C'est triste, mais c'est juste pas possible. Surtout quand elle lui demande (la lourdiiiiingue !) ce qu'il ressent pour elle.

House : You live under the delusion that you can fix everything that isn't perfect. That's why you married a man who was dying of cancer. You don't love, you need. And now that your husband is dead, you're looking for your new charity case. That's why you're going out with me. I'm twice your age, I'm not great looking, I'm not charming, I'm not even nice. What I am is what you need. I'm damaged.

Ok, donc là, il y a deux solutions. Soit elle arrive à lui faire comprendre que ce n'est pas ça qu'elle cherche chez lui, et là, bonne chance, parce que ce n'est peut-être pas juste pour ça, mais sûrement en bonne partie. Soit lui arrive à accepter qu'on puisse l'aimer pour autre chose que pour sa misère de patte et tout ce qui va avec. Et ça, je crois que ce n'est pas possible vu que c'est devenu un mode de vie, chez lui. Moralité, soit on guérit la patte (et là, je dis NON !), soit on fait quelque chose que je ne sais pas encore quoi. Possibilité numéro trois : on tire un trait sur cette histoire, et c'est ce qui je pense va se passer dans un premier temps, sinon pour toujours, étant donné que House va avoir d'autres soucis à gérer. Ca nous fera des vacances.
Pauvre Cameron, tout de même.
Ca n'est pas passé loin, mine de rien.

Tout de même, malgré ses yeux gonflés du lendemain et les moqueries de ses collègues, elle assure super bien. Chapeau bas.

Pour clore le cas du jour, House a quand même une conversation très intéressante avec la dominatrice, concernant le patient qu'il considère (et on ne va pas lui en vouloir) comme un cinglé.

Anette : It's not about pain. It's about being open, being completely vulnerable to another person. If you can learn to be that deeply trusting... it changes you.
House : Well, lock him in a cage. That should be fine, medically.

Mine de rien, cela doit lui évoquer des choses puisqu'il finit dans son bureau, en train de regarder intensément une petite photo... Moué moué moué.

Attention, le prochain épisode est stupéfixant. Je ne sais même pas si je vais pouvoir le reviewer tellement que... fiou !

Et maintenant, il faut que j'aille déménager ma cuisine. Souhaitez-moi bonne chance.

 

Humeur du jour

Grand ménage !

(Quelle horreur... )