Le blog de La Sorcière
 

I will survive ! Allez, j'avoue...

Je ne me suis pas encore acquittée de ma punition, j'avoue...

Je vais vous expliquer pourquoi.

Un terroriste que je ne nommerai pas mais qui doit vouloir beaucoup de mal à ce blog, car ce n'est pas possible autrement, m'a aiguillée vers un truc soit-disant "aussi bien qu'une bonne série" hier... Et comme hier j'ai justement eu une journée difficile et que je ne me sentais pas de rajouter par dessus un épisode des Soprano, j'ai regardé. C'était la dixième saison de Survivor, la version US de Koh Lanta (ou plutôt l'inverse), et comme c'est à peu près la seule télé-réalité qui me fait encore bien marrer (oh, comme j'aime les regarder manger des trucs dégueulasses... j'en profite pour dire que moi, oui, j'en boufferais, du rat, si j'avais rien à becter sur une île déserte, pas de souci !), eh ben je me suis drôlement bien amusée.

Au rencard les Frenchies délicats qui appellent l'infirmerie parce qu'ils se sont égratignés sur la rocaille, sus aux bûcherons qui s'évanouissent comme des demoiselles, à bas le romantisme forcé du vieux continent. Aux States, si tu gagnes, t'es millionnaire. Rien que ça, déjà, ça aiguise sévèrement les esprits... et la mauvaise foi.

Avec cela, l'arrivisme et la perversité dont nos amis amerloques sont capables, malgré parfois un QI qui frise le néant.
Et encore, le casting m'a semblé parfaitement réussi.
Quelques pathologies psychiatriques avancées mais dans l'ensemble, des dents qui rayent le sable que ça vous laisse des tranchées larges comme ça sur la plage de sable fin. Quelques clichés, aussi. Le coiffeur homosexuel, le pompier héroïque (made in New York, ça ne s'invente pas), le dresseur de dauphins candide, l'hystérique de Vegas, le redneck bien lourdingue, le bourrin crade sur lui, les blondes... blondes...

Au programme dans cette saison, ce qu'on redoute souvent quand on regarde ce genre de show : une équipe qui se fait dévorer vivante par l'autre, jour après jour. Une poisse comme on n'en avait jamais vu. Eh bien malgré tout, pas de temps mort ou si peu. La réalisation est beaucoup plus dynamique que chez nous. Pourquoi, me demanderez-vous ? Tout simplement parce qu'on ne fait pas dans le sentiment. Pas de présentation des candidats, on ne sait rien d'eux si ce n'est leur nom et leur boulot dans la vie, pas de voix-off pompeuse si ce n'est pour les résumés du début, très peu de gnagnas si ce n'est pour montrer les écharpages et les combines d'avant conseil. Une épreuve tous les jours, très peu de temps pour souffler, pour eux comme pour nous. Enfin, surtout pour eux.

Et ce qui est formidable, chez nos amis Ricains, donc, revenons-y, c'est leur hypocrisie et leur mauvaise foi qu'ils assument avec un aplomb tout à fait remarquable et force sourires d'une blancheur éblouissante. C'est superbe. Toujours en train de se faire des câlins et de se balancer des : "We love you, James/Kim/Gregg/Coby/etc/etc/etc" pour ensuite se balancer les pires horreurs face caméra.
Bien plus efficace que les petits commentaires de Denis Brobro sur les molles trahisons koh-lantaises.

Concernant les prouesses physiques, j'avoue, j'ai été bluffée. Ca rigole pas, chez eux. Je crois avoir aperçu une cheville tordue, mais pas un seul abandon sur blessure, pas un seul toubib à l'horizon, pas un pansement, bandage, pas une bosse, pas une hypoglycémie, nada ! Alors soit tout cela s'est passé hors caméra, mais en attendant, tout en maigrissant à vue d'oeil, lâchés sur un jeu de confort ou d'immunité, mama, ils ont grave assuré, les cons. C'était vraiment spectaculaire, d'autant qu'il y a eu des chutes vraiment mémorables.

Bluffée également par la dernière épreuve, celle des poteaux. Deux très grands malades y sont restés douze heures.

Bon, et maintenant je vais parler du gagnant, donc pour ceux qui veulent encore regarder, détournez pudiquement le regard.

Attention, c'est parti...

Ma foi, je suis assez contente. D'abord parce que j'ai misé sur le bon cheval. Aussitôt que j'ai vu Tom, le pompier quadra très grisonnant jaillir en vrillé dans le filet de la première épreuve, je me suis dit que c'était l'homme de la situation.
Ensuite, la victoire de Tom le pompier grisonnant, c'est celle du VRAI survivor. Celui qui fait gagner à son équipe toutes les immunités, puis qui en solo en remporte les trois quarts. Celui qui vous rapporte un requin pour le petit dej. Celui qui ne parle pas beaucoup, mais qui parle bien. Celui qui, sans être outrageusement bien doté par la nature, sait conjuguer ses petits muscles et sa petite intelligence.
Pas une seule fois ce mec ne s'est enfoncé dans la médiocrité de ses petits camarades.
C'est la victoire du chevalier, n'en déplaisent aux tronches pincées du dernier conseil. C'est sûr que voir le miyon s'en aller chez ce genre de type, ça peut fâcher.

Bref, un happy end à l'américaine qui m'aurait presque verser une petite larme si je n'en avais pas légèrement rien à foutre, au final.

En attendant, ça m'a fait passer ma migraine, dites donc.

 

115 : Mob rules

Tiens... quand House rencontre les Soprano, ça donne ça !

Une fois de plus, je me dis que j'ai quand même un oeil de psychopathe. Le jeune frère du moribond du jour me dit quelque chose, je regarde IMDB. On croit rêver, c'est le copain de Leo dans Titanic, le jeune Rital. Ca fait environ 8000 ans que je n'ai pas vu ce film... Enfin c'est rien, ça doit être ma leucémie, qui fout le bordel dans mon cerveau... Arf arf arf.

Bref, le grand frère de ce jeune homme charmant (qui ne met pas du tout sa main dans la gueule de Chase, mouhahahaha, comment qu'c'était trop bon !) est dans les vapes, tout ça, alors que le FBI cherche à le faire témoigner puis à lui faire intégrer le système de protection des témoins. Ce que Fabrizio (le jeune frangin, on va l'appeler comme ça) refuse obstinément, merde alors, ce sont des mecs oui ou non ?

Finalement, il s'avère que le grand frangin est de la jaquette et qu'il s'est empoisonné avec des médocs chinois un peu farfelus... et ça l'arrange bien de pouvoir profiter du système de protection des témoins car ça lui permettra de vivre sa sexualité tranquillou au lieu d'être coincé dans cette société ritale super machiste.

Comme House est très gentil et compréhensif, pour le motiver, il reçoit une belle voiture toute neuve.

House : My car has been stolen.
Wilson : Or rein-CAR-nated.
House : You know, they're gangsters, sure, but they're thoughtful, too !

Et une fois en train de frimer au volant.

Wilson : Seriously man, have you ever actually driven an automobile before ? There are four gears, you know.
House : The 66' came with a shut-up button.

Je sélectionne, hein ? Non parce que c'est comme ça tout le temps !

Bref, en gros, pour résumer : House a une Corvette.

Pendant ce temps, alors que Chase se remet de sa baffe (ouarf ouarf ouarf) et nous sort sa plus jolie moue de demoiselle (faut dire qu'entre lui et House, l'ambiance se dégrade à la vitesse de l'éclair)...

... la limace, décidément très baveuse, ces derniers temps, affiche ouvertement ses inclinations, ce qui lui vaut des moqueries incessantes de la part de ses deux collègues masculins qui ne comprennent pas que du moment que personne n'aime quelqu'un, c'est ce quelqu'un qu'elle veut...

Cameron : I don't have the right to show interest in someone ?
Foreman : You absolutely do. And I absolutely have the right to humiliate you for it.

Pauvre Alliiiison. Elle a qu'à pas avoir un prénom de looseuse, arf arf arf !

Alors forcément, lorsque le patron se penche sur son épaule, c'est panique à bord.

Et Foreman se régale.

Sur le front des cent millions de dollars, ça s'arrange moyen. D'abord, Vogler fait absolument tout pour destabiliser Cuddy, et ça, c'est franchement dégueulasse, parce que le plus... euh... souvent, elle est quand même euh... relativement... impartiale.

Et elle a des yeux admirables.

Histoire de rajouter un peu de piquant à l'affaire, House débarque avec sa blouse sur le dos... et un sourire très inquiètant. On se demande ce qui fait le plus bizarre.

Heureusement, l'atmosphère se refroidit à une allure exponentielle.

Limite si les Enfers ne se déchaînent pas autour d'eux.

Bon, pour rigoler un coup, j'ai bien aimé la consult' du jour. Le jeunot qui vient avec son petit frère parce que celui-ci se coince des jouets dans le nez. D'abord un pompier, puis un agent de police, puis un camion de pompiers.

Et après une politesse de House qui, décidément, parle aux enfants comme personne, surtout lorsque ceux-ci se montrent peu coopératifs...

House : Stop or I'll snap your nose off !

... le gentil docteur percute soudain qu'il doit y avoir un premier jouet tout en haut là-dedans... et c'est un petit chat, auquel le gamin envoyait les secours pour le récupérer !

Excellent et très très mignon !

Bon, sinon, la mauvaise nouvelle du jour mais qui promet : Vogler demande à House de ne garder que deux des kids et d'en jarter un. Mouf mouf mouf, on va bien rigoler !

Alooooors ! Bien évidemment, c'est direct la porte pour Chase, qu'on se dit d'entrée. Mais moi, je dis que non. Parce que le cirque autour de Cameron semble hurler "trouble trouble". Je pense que c'est elle que House va virer, parce qu'elle commence à lui faire peur. Il ne virera jamais Foreman, ça, c'est exclu.
Tout cela m'arrange moyen car une limace larmoyante me paraît encore plus repoussante qu'une limace normale, mais je pense que ça peut être intéressant du point de vue de House. Si c'est elle qu'il choisit, la messe est dite. S'il choisit Chase, c'est simple move, mais moins inquiétant du point de vue feelings et tout ça.

Bref.

Je me doute bien que les loupiots ne vont pas quitter l'hosto, mais on va quand même bien rigoler ! Uh uh !

 

Le petit truc rigolo du jour...

En feuilletant Arte Magazine...

Si seulement !

 

Humeur du jour

J'ai rien à dire, rien à écrire... Pas de crâne dégueu mais de la paperasse... Je me demande ce que je préfère.

Z'inquiétez pas, je compte m'acquitter de ma punition aujourd'hui...

Une journée formidable, quoi...

(*crawls back to bed*)