I will survive ! Allez, j'avoue...
Par La Sorcière, dimanche 29 juillet 2007 | Rubrique: Fourre-tout | 12 commentaires
Je ne me suis pas encore acquittée de ma punition, j'avoue...
Je vais vous expliquer pourquoi.
Un terroriste que je ne nommerai pas mais qui doit vouloir beaucoup de mal à ce blog, car ce n'est pas possible autrement, m'a aiguillée vers un truc soit-disant "aussi bien qu'une bonne série" hier... Et comme hier j'ai justement eu une journée difficile et que je ne me sentais pas de rajouter par dessus un épisode des Soprano, j'ai regardé. C'était la dixième saison de Survivor, la version US de Koh Lanta (ou plutôt l'inverse), et comme c'est à peu près la seule télé-réalité qui me fait encore bien marrer (oh, comme j'aime les regarder manger des trucs dégueulasses... j'en profite pour dire que moi, oui, j'en boufferais, du rat, si j'avais rien à becter sur une île déserte, pas de souci !), eh ben je me suis drôlement bien amusée.
Au rencard les Frenchies délicats qui appellent l'infirmerie parce qu'ils se sont égratignés sur la rocaille, sus aux bûcherons qui s'évanouissent comme des demoiselles, à bas le romantisme forcé du vieux continent. Aux States, si tu gagnes, t'es millionnaire. Rien que ça, déjà, ça aiguise sévèrement les esprits... et la mauvaise foi.
Avec cela, l'arrivisme et la perversité dont nos amis amerloques sont capables, malgré parfois un QI qui frise le néant.
Et encore, le casting m'a semblé parfaitement réussi.
Quelques pathologies psychiatriques avancées mais dans l'ensemble, des dents qui rayent le sable que ça vous laisse des tranchées larges comme ça sur la plage de sable fin. Quelques clichés, aussi. Le coiffeur homosexuel, le pompier héroïque (made in New York, ça ne s'invente pas), le dresseur de dauphins candide, l'hystérique de Vegas, le redneck bien lourdingue, le bourrin crade sur lui, les blondes... blondes...
Au programme dans cette saison, ce qu'on redoute souvent quand on regarde ce genre de show : une équipe qui se fait dévorer vivante par l'autre, jour après jour. Une poisse comme on n'en avait jamais vu. Eh bien malgré tout, pas de temps mort ou si peu. La réalisation est beaucoup plus dynamique que chez nous. Pourquoi, me demanderez-vous ? Tout simplement parce qu'on ne fait pas dans le sentiment. Pas de présentation des candidats, on ne sait rien d'eux si ce n'est leur nom et leur boulot dans la vie, pas de voix-off pompeuse si ce n'est pour les résumés du début, très peu de gnagnas si ce n'est pour montrer les écharpages et les combines d'avant conseil. Une épreuve tous les jours, très peu de temps pour souffler, pour eux comme pour nous. Enfin, surtout pour eux.
Et ce qui est formidable, chez nos amis Ricains, donc, revenons-y, c'est leur hypocrisie et leur mauvaise foi qu'ils assument avec un aplomb tout à fait remarquable et force sourires d'une blancheur éblouissante. C'est superbe. Toujours en train de se faire des câlins et de se balancer des : "We love you, James/Kim/Gregg/Coby/etc/etc/etc" pour ensuite se balancer les pires horreurs face caméra.
Bien plus efficace que les petits commentaires de Denis Brobro sur les molles trahisons koh-lantaises.
Concernant les prouesses physiques, j'avoue, j'ai été bluffée. Ca rigole pas, chez eux. Je crois avoir aperçu une cheville tordue, mais pas un seul abandon sur blessure, pas un seul toubib à l'horizon, pas un pansement, bandage, pas une bosse, pas une hypoglycémie, nada ! Alors soit tout cela s'est passé hors caméra, mais en attendant, tout en maigrissant à vue d'oeil, lâchés sur un jeu de confort ou d'immunité, mama, ils ont grave assuré, les cons. C'était vraiment spectaculaire, d'autant qu'il y a eu des chutes vraiment mémorables.
Bluffée également par la dernière épreuve, celle des poteaux. Deux très grands malades y sont restés douze heures. ![]()
Bon, et maintenant je vais parler du gagnant, donc pour ceux qui veulent encore regarder, détournez pudiquement le regard.
Attention, c'est parti...
Ma foi, je suis assez contente. D'abord parce que j'ai misé sur le bon cheval. Aussitôt que j'ai vu Tom, le pompier quadra très grisonnant jaillir en vrillé dans le filet de la première épreuve, je me suis dit que c'était l'homme de la situation.
Ensuite, la victoire de Tom le pompier grisonnant, c'est celle du VRAI survivor. Celui qui fait gagner à son équipe toutes les immunités, puis qui en solo en remporte les trois quarts. Celui qui vous rapporte un requin pour le petit dej. Celui qui ne parle pas beaucoup, mais qui parle bien. Celui qui, sans être outrageusement bien doté par la nature, sait conjuguer ses petits muscles et sa petite intelligence.
Pas une seule fois ce mec ne s'est enfoncé dans la médiocrité de ses petits camarades.
C'est la victoire du chevalier, n'en déplaisent aux tronches pincées du dernier conseil. C'est sûr que voir le miyon s'en aller chez ce genre de type, ça peut fâcher.
Bref, un happy end à l'américaine qui m'aurait presque verser une petite larme si je n'en avais pas légèrement rien à foutre, au final.
En attendant, ça m'a fait passer ma migraine, dites donc.





















