102 : Paternity
Par La Sorcière, jeudi 28 juin 2007 | Rubrique: House M.D. | 16 commentaires
Ce qui est bien, c'est que maintenant, vous allez tout savoir de nos petites rencontres, au Dark Side et à moi ! ![]()
Alors oui, aujourd'hui, nous nous vîmes. Brièvement at lunch time pour se mater un petit épisode de derrière les fagots.
Comment vous dire ? Ce fut bon. ![]()
Gregory House a eu la gentillesse de nous sortir quelques unes de ses petites phrases délicieusement méchantes, il a notamment terrifié une jeune mère, juste comme j'aime. 
En fait, ce mec-là, c'est pas bête, non plus, de le dégainer qu'en cas de gros pépin. D'abord parce qu'il terrorise les patients, et que ça, à moins d'avoir à faire à un psychopathe ou autre cinglé, ce n'est pas absolument nécessaire ; ensuite, parce que merde, il a raison, un talent tel que le sien ne devrait pas être gâché à guérir les nez morveux de larves baveuses et rampantes. ![]()
Parce que ce qui stupéfie et par là même suscite l'admiration chez cet odieux personnage, c'est son oeil de lynx. Oui, celui-là même.

Cet oeil redoutable qui ne laisse rien passer. Pas le plus petit clignement de paupière suspect, pas le moindre tic nerveux, rien. Ce mec-là, il voit tout, et ça, c'est presque plus flippant que ses petites phrases assassines. Ca, ça en dit long sur la qualité des neurones qui se bousculent là-haut. Il est boîteux de la patte, mais pas de la tête.
Il faut aussi souligner l'excellente facture des intrigues qui prennent la forme de véritables enquêtes. Si Bones enquête sur des cadavres, en fait, House, lui, il enquête sur des corps. En l'occurence, sur le corps d'un gamin de seize ans qui part un peu de la cervelle.

Ces enquêtes, elles sont passionnantes. D'abord, ça fait quand même deux fois de suite que le malade du jour joue très bien (oui, même si je n'aime pas "Veronica", faut bien reconnaître que dans le premier épisode, elle a servi à merveille son rôle de mourante). Mieux encore, aujourd'hui, on a peur avec lui...

Et on a mal avec lui.

(Je ne vous raconte même pas les brâmées que j'ai poussées quand ils lui ont fait la ponction lombaire.)

D'ailleurs, l'enquête, on la suit certes à l'hosto, mais on va même jusqu'à visiter les petites cellules du malade pour trouver le coupable.

Magnifique.
Autre bonne surprise, quand Greg House terrorise une jeune mère qui refuse de vacciner son enfant, outre le côté jubilatoire de la chose...

House : "All natural, no dyes. That's a good business - all-natural children's toys. Those toy companies, they don't arbitrarily mark up their frogs. They don't lie about how much they spend in research and development. The worst a toy company can be accused of is making a really boring frog. Gribbit, gribbit, gribbit. You know another really good business ? Teeny tiny baby coffins. You can get them in frog green or fire engine red. Really. The antibodies in yummy mummy only protect the kid for six months, which is why these companies think they can gouge you. They think that you'll spend whatever they ask to keep your kid alive. Want to change things ? Prove them wrong. A few hundred parents like you decide they'd rather let their kid die then cough up 40 bucks for a vaccination, believe me, prices will drop *really* fast. Gribbit, gribbit, gribbit, gribbit, gribbit."
Et en même temps, la presque compassion qu'il a lorsqu'elle lui demande désespérée ce qu'a sa fille, et qu'il lui répond tout doucement : "A cold."


Bref, finalement, c'est grâce à cette jeune femme qu'il va trouver de quoi souffre le gamin.
Alors, si je ne suis pas une grande fan des fins lacrymales en musique, j'avoue que malgré tout, il y a de quoi faire avec un personnage comme House. Il a beau dire mépriser ses patients, le voilà pourtant, toute casquette dehors, allant voir le patient qu'il a sauvé galoper lors de son match de je-ne-sais-quoi, l'encourageant dans sa moustache à marquer le but libérateur.



Et serrant sa canne de plus belle face à ces jeunes jambes qui courent tant qu'elles peuvent, lui qui ne peut plus que clopiner. Oui mais finalement, ces jambes-là, elles courent grâce à lui. Cébo.

Même quand on aime pas trop les bons sentiments, ben cébokânmême.
Moi j'aime bien beaucoup ! ![]()
(Vous excuserez ma légère ébriété... Ben quoi, ça faisait longtemps... Et en plus ça me rend bavarde.)














