Le blog de La Sorcière
 

111 : Nobody knows anything

Rah. Rah. C'est DE MIEUX EN MIEUX ! On commence à rentrer dans le vif du sujet ! On a passé la quasi totalité de la saison à regarder Tony évoluer avec greffé autour de lui ses fidèles copains, et maintenant, il est temps d'instiller le doute, de foutre la merde dans cette belle organisation. Magnifique !

Quoi de plus dur pour un homme tel que lui d'apprendre que suite à une arrestation et à une relaxation suspecte, un de ses lieutenants a été équipé d'un micro pour les espionner ?

Terrible. Tony le vit hyper mal.

Et nous aussi.

Et putain, ce mec, il est trop bon. Enorme dans ses blessures, ses faiblesses, son gros coeur qui saigne. Et malgré tout, la conscience de ce qui doit être fait. Que d'émotions, par exemple, dans cette visite qui se veut amicale, mais qui est surtout destinée à faire passer un message au traître supposé. Quand il dit à Pussy qu'il a des amis... Des amis qui seraient prêts à mourir pour lui. C'est hyper émouvant. Parce que le pire, c'est que Tony comprend pourquoi Pussy irait les trahir. Pour sa famille, pour son gosse.

D'ailleurs, la scène avec Paulie est tout aussi renversante. Lorsque Tony, effondré, lui apprend que Pussy est vendu aux feds.

Le ton monte, à regarder les caps, on croirait qu'ils s'engueulent. Absolument pas. En fait, ils en chialeraient, de ce qui se passe. Parce qu'ils savent tous les deux qu'il n'y a qu'une solution à ce problème. Une solution du genre définitif.

Et James Gandolfini. Je l'adore, putain, il est trop bon. Trop débordant de sentiments dans sa grosse carcasse de bad boy. J'ai rarement vu un héros de série qui affiche aussi clairement ses émotions. Il est fabuleux. J'en tombe à la renverse.

Bien sûr, Silvio Dante est mis lui aussi au courant, et sa réaction est tout aussi forte.

Oh les gros nounours qui croient faire peur, dites !!!

Bon, ça se termine quand même avec le suicide du flic pourri (le Commander Garner de BSG), et il s'avère que c'est pas le bon gros et brave Pussy, le traître, mais Jimmy... Moralité, Pussy a dû avoir les jetons et se barrer, il est introuvable, ce qui rend Tony doublement malade, au point de choper Paulie par le coltard en l'accusant d'avoir tué Pussy.

Et pendant ce temps, car ce serait trop beau si les seules emmerdes de la petite bande se résumaient à un micro gentiment planqué, cette vieille taupe de Livia continue à nous jouer la scène du IV.

Ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'à force de jacasser en se croyant très maligne, elle vient de vendre son fils, qui certes, a toujours un peu manigancé dans le dos de l'oncle Junior.

Et ça, pour sûr, l'oncle Junior ne le supportera pas. Il s'en va donc organiser tranquillement l'élimination de son neveu adoré.

Alors maintenant, expliquez-moi comment vous voulez que je passe des nuits sereines après ça ???

Et donc, à propos des chemises de ces messieurs...

Non mais sérieusement, autant Tony, je commence à m'y habituer, autant si les autres s'y mettent, c'est clairement pour revendiquer leur appartenance au clan Soprano, non ???

 

Ce sont de vrais farceurs, à TV guide.

Matez-moi un peu ce classement de leurs séries cultes. Soit ils sont tous sous acides, soit on a remonté dans le temps jusqu'au premier avril sans me prévenir, soit l'énoncé de leur classement est un tout petit peu vague et appelle une féroce subjectivité. Ce classement serait donc celui des séries les plus controversées de l'histoire de la téloche, celles qui ont le plus fait causer le pékin de base. Soit. Parce que c'est pas pour dire, mais en dehors de l'éhontée 14ème place de BSG - classée derrière Jericho, notamment, fallait la faire, celle-là - , il manque quand même quelques TRES grands classiques de la télé soudain évaporés par on ne sait quelle magie noire. Quid de Six Feet, des Sopranos et autres productions qui ont révolutionné la téloche, et qui, n'en déplaisent à nos amis, resteront longtemps gravées dans la pierre télévisuelle ?

Alors certes, les séries citées ont pour certaines (celles que je connais, on va dire, mouarf) su faire parler d'elles d'une manière ou d'une autre (voire déclenché de véritables hystéries collectives), m'enfin, je ne vois pas bien l'intérêt de faire ce genre de classement. Ca fait presque aussi pitié que celui d'Allociné.

Bref. Si vous voulez vous marrer, c'est par ici.

On pourrait aussi mettre ça sur le compte du fossé des cultures. Oui, on va dire ça.

 

Humeur du jour

 

Fiou...

 

309 : My dirty secret

Alors déjà, explosée de rire face à Elliot, mortifiée, qui fait jouir sa patiente pendant un examen gynéco (ça fait rêver, si je puis dire). C'est là qu'on se rend compte que malgré son spectaculaire changement de look, l'ancienne Elliot n'est pas très loin. Parce que pour un toubib, c'est un peu gênant de ne pas pouvoir nommer les parties intimes du corps humain sans devenir rouge écarlate.

Dr. Kelso : "Next contestant, Dr. Reid."
Elliot : "Mr. Murdock was admitted with a COPD exacerbation ; he responded well to antibiotics and bronchial dilators but he did develop a rash on his, um... private area."
Dr. Kelso : "Sorry, on his what ?"
% Elliot : "His peepers."
Dr. Kelso : "Excuse me ?"
Elliot : "His schwing-schwong."

En dehors de ça, je ne résiste pas à l'association Jordan+Cox+bébé. C'est irrésistible.

Surtout quand pour leur rendre service, entre deux portes, JD leur propose de garder le petit, un de ces quatre.

Et là, en un clin d'oeil.

 

"Boom"

Un grand grand moment de Heroes, pour le plaisir du frisson.



Enooooooorme !
 

Jason Dohring retourne aux affaires.

Après l'annulation de V., mine de rien, ça fait du monde sur le carreau.

Cet automne, Jason sera un vampire dans un pilote intitulé "Moonlight". *baille*

Qui a dit que ça ne ferait pas de grande différence par rapport à Logan Echolls ?

Je ne suis pas sûre d'être pressée de le voir ailleurs que dans V.. D'ailleurs, elle devient quoi Kristen Bell ? Hein ? Elle est créditée dans la série "Gossip Girl" mais seulement pour le premier épisode, je crois...

Bon, on va pas se faire trop de souci pour elle, hein...

 

110 : A hit is a hit

Je n'aurais jamais cru m'attacher à ce bourrin de Christopher, mais ma foi, depuis sa pseudo-dépression de petite frappe, il ne cesse de monter dans mon estime. Encore une fois, il arrive à prouver qu'il n'est pas juste un tâcheron quasi-analphabète. Non, non, ce garçon-là a une sensibilité tout à fait inattendue. Bien sûr, la nuance, c'est moyen son truc, mais quand sa copine Adriana se met à se lancer dans la production musicale, encouragée par un gangsta-rappeur (superbe, ce personnage secondaire, formidable de crédibilité !) qui finalement ne cherche rien d'autre qu'à se la faire, Chris, malgré ses moyens relativement réduits, on va dire, il se montre grandiose.

D'abord, il l'encourage dans sa nouvelle passion, et puis petit à petit, malgré l'effort que ça lui demande, il fait marcher son cerveau, se met en position d'observation...

... court demander son avis à Hesh, lui-même producteur depuis environ trois siècles (il me fait penser à un dinosaure genre diplodocus, en fait)...

... pour finalement tenter de faire comprendre à Adriana qu'elle se trompe et lui lâcher un pathétique je t'aime pour la retenir quand elle l'accuse de ne pas la soutenir.

Difficile de s'attacher à ce couple vulgaire ascendant tape-à-l'oeil, celui de la pouffe en mini et du gangster de supermarché.

Pourtant, ce "je t'aime" balancé dans l'encadrure d'une porte, on ne doute pas un instant de sa véracité. Durant tout l'épisode, ça transpire d'amour. De l'amour poilu en survêt Hilfiger, mais tout de même.

Bref, j'ai adoré cet aspect de la personnalité de Christopher. J'ai adoré découvrir cela de lui. Le voir sortir de ce rôle de petit flingueur hyperactif.

Un point de plus pour Chris.

De son côté, Tony m'a beaucoup plu aussi. Lui aussi tente, sur les conseils de Carmela, d'élargir son cercle d'amis. Le voilà donc parti golfer avec son voisin le toubib (celui-là même qui lui a conseillé d'aller voir le docteur Melfi) et ça ne se passe pas tout seul.

A propos de Melfi, d'ailleurs, j'ai ri comme une folle en la voyant, invitée chez "Cuse", tenter d'apercevoir la maison de Tony, tellement fascinée par lui qu'elle ne supporte pas d'entendre dire des moqueries sur lui, et ne résistant pas à l'envie d'attraper des bribes de sa vie hors de son cabinet. Si je recevais Tony Soprano en consult' régulièrement, je crois que je ne pourrais pas m'empêcher de faire de même.

Et pour finir, la complicité de Tony et Carmela, qui rigolent comme des fous lorsque pour se venger gentiment de son voisin et de ses petites moqueries concernant son business, Tony lui demande de lui garder un paquet pendant un mois ou deux.

La gueule du gars et de sa femme est absolument magnifique !

Bref. Formidable épisode. J'approche de la fin de saison. Il va falloir que j'envisage de me procurer la suite. J'adore, vraiment. Cela se savoure avec un plaisir immense. Sans pour autant tomber dans le côté "fast food".

 

EW poste l'intégralité de l'interview de Michael Hogan et Katee Sackhoff...

Ca spoile un ptit peu quand même. C'est ici.

Ces derniers jours, Michael Hogan a plus parlé qu'il ne l'a fait en cinq ans. Fulgurant.

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102 : Paternity

Ce qui est bien, c'est que maintenant, vous allez tout savoir de nos petites rencontres, au Dark Side et à moi !

Alors oui, aujourd'hui, nous nous vîmes. Brièvement at lunch time pour se mater un petit épisode de derrière les fagots.

Comment vous dire ? Ce fut bon.

Gregory House a eu la gentillesse de nous sortir quelques unes de ses petites phrases délicieusement méchantes, il a notamment terrifié une jeune mère, juste comme j'aime.

En fait, ce mec-là, c'est pas bête, non plus, de le dégainer qu'en cas de gros pépin. D'abord parce qu'il terrorise les patients, et que ça, à moins d'avoir à faire à un psychopathe ou autre cinglé, ce n'est pas absolument nécessaire ; ensuite, parce que merde, il a raison, un talent tel que le sien ne devrait pas être gâché à guérir les nez morveux de larves baveuses et rampantes.

Parce que ce qui stupéfie et par là même suscite l'admiration chez cet odieux personnage, c'est son oeil de lynx. Oui, celui-là même.

Cet oeil redoutable qui ne laisse rien passer. Pas le plus petit clignement de paupière suspect, pas le moindre tic nerveux, rien. Ce mec-là, il voit tout, et ça, c'est presque plus flippant que ses petites phrases assassines. Ca, ça en dit long sur la qualité des neurones qui se bousculent là-haut. Il est boîteux de la patte, mais pas de la tête.

Il faut aussi souligner l'excellente facture des intrigues qui prennent la forme de véritables enquêtes. Si Bones enquête sur des cadavres, en fait, House, lui, il enquête sur des corps. En l'occurence, sur le corps d'un gamin de seize ans qui part un peu de la cervelle.

Ces enquêtes, elles sont passionnantes. D'abord, ça fait quand même deux fois de suite que le malade du jour joue très bien (oui, même si je n'aime pas "Veronica", faut bien reconnaître que dans le premier épisode, elle a servi à merveille son rôle de mourante). Mieux encore, aujourd'hui, on a peur avec lui...

Et on a mal avec lui.

(Je ne vous raconte même pas les brâmées que j'ai poussées quand ils lui ont fait la ponction lombaire.)

D'ailleurs, l'enquête, on la suit certes à l'hosto, mais on va même jusqu'à visiter les petites cellules du malade pour trouver le coupable.

Magnifique.

Autre bonne surprise, quand Greg House terrorise une jeune mère qui refuse de vacciner son enfant, outre le côté jubilatoire de la chose...

House : "All natural, no dyes. That's a good business - all-natural children's toys. Those toy companies, they don't arbitrarily mark up their frogs. They don't lie about how much they spend in research and development. The worst a toy company can be accused of is making a really boring frog. Gribbit, gribbit, gribbit. You know another really good business ? Teeny tiny baby coffins. You can get them in frog green or fire engine red. Really. The antibodies in yummy mummy only protect the kid for six months, which is why these companies think they can gouge you. They think that you'll spend whatever they ask to keep your kid alive. Want to change things ? Prove them wrong. A few hundred parents like you decide they'd rather let their kid die then cough up 40 bucks for a vaccination, believe me, prices will drop *really* fast. Gribbit, gribbit, gribbit, gribbit, gribbit."

Et en même temps, la presque compassion qu'il a lorsqu'elle lui demande désespérée ce qu'a sa fille, et qu'il lui répond tout doucement : "A cold."

Bref, finalement, c'est grâce à cette jeune femme qu'il va trouver de quoi souffre le gamin.

Alors, si je ne suis pas une grande fan des fins lacrymales en musique, j'avoue que malgré tout, il y a de quoi faire avec un personnage comme House. Il a beau dire mépriser ses patients, le voilà pourtant, toute casquette dehors, allant voir le patient qu'il a sauvé galoper lors de son match de je-ne-sais-quoi, l'encourageant dans sa moustache à marquer le but libérateur.

Et serrant sa canne de plus belle face à ces jeunes jambes qui courent tant qu'elles peuvent, lui qui ne peut plus que clopiner. Oui mais finalement, ces jambes-là, elles courent grâce à lui. Cébo.

Même quand on aime pas trop les bons sentiments, ben cébokânmême.

Moi j'aime bien beaucoup !

(Vous excuserez ma légère ébriété... Ben quoi, ça faisait longtemps... Et en plus ça me rend bavarde.)

 

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